Wednesday, April 29, 2009

National Security Threat

Uh-oh. Big trouble for France:

Hundreds of 'highly intimate' images of the French president's wife and her former lover have been stolen during a burglary.

The photographs and videos of Carla Bruni, who is on an official trip to Spain with Nicolas Sarkozy, date from the 41-year- old's affair with philosopher Raphael Enthoven.

Thieves broke into the Paris flat of his brother, 27-year-old actor Julien Enthoven, where the prints and videos were being kept, and stole them.

Police believe the images could be posted on the web, serving to embarrass Nicolas Sarkozy or be sold for a sizeable sum, thanks to his third wife's status.

And then there's this:

A week earlier £500,000 worth of jewellery was taken from the Neuilly apartment of Cecilia Attias, Mr Sarkozy's second wife.

£500,000? Really? That's a lot of bling for the ex-wife of a politician and current wife of a publicity man.


Saez Influence in High Places

Peter Orszag, Obama's director of the Office of Management and Budget, is a friend and co-author of French-born Clark Medal winner Emmanuel Saez. Here he details Saez's influence on the thinking of the Obama administration. (h/t Matt Yglesias)

Pyramid is 20


The Louvre's Pyramid is 20 years old. How odd that it has become timeless. I remember the shocked reactions of architectural conservatives at the time. Indeed, I attended one memorable dinner party at which a distinguished art historian held forth for quite some time about the unconscionable damage that was being done to the heart of Paris by the unspeakable president (as with FDR, there were some who could not bring themselves to pronounce the name of the loathed Mitterrand -- at least the wine was very good). Well, the shock has abated, and Paris has survived the Pyramid as it survived le Centre Pompidou, another scandal that has now become part of the landscape.

Today Sarko will announced his plans for Greater Paris. There is life outside the Périphérique, and it insists on being taken seriously.

Bungled Reforms

Nathalie Georges reviews Les Réformes ratées du Président Sarkozy by Pierre Cahuc and André Zylberberg. Of particular interest are her comments on the general principles on which the "bungled" reforms were based:

Trois grands principes sont à retenir, et leurs ambitions ne sont pas des moindres.

Le premier consiste à changer notre démocratie sociale, en réformant en profondeur le fonctionnement (rôle et représentativité) des syndicats, afin de promouvoir un syndicalisme de services sur le modèle des pays nordiques. Il faudrait ainsi adapter au cas français le "système de Gand", où l’adhésion à un syndicat est la condition d’obtention de certaines protections (comme par exemple l’assurance chômage). L’objectif affiché est d’échapper à la "tragédie des communs", les salariés non syndiqués se comportant en passagers clandestins dans un système où les conventions collectives signées sont automatiquement étendues à l’ensemble des salariés. Cette proposition (avec au passage une pique de plus contre le SMIC, accusé de jouer contre le syndicalisme puisque bénéficiant à tous, sans parler du frein qu’il constituerait pour l’emploi des non qualifiés) s’accompagne d’une condamnation de l’opacité des financements des partenaires sociaux, qui jouerait contre la confiance, principe abstrait à l’origine d’un cercle vertueux de croissance et d’emploi, si l’on en croit les études de la Banque Mondiale sur la qualité des institutions et la bonne gouvernance, et l’analyse de nos auteurs eux-mêmes . La question du rôle des syndicats dans un pays où seulement 5% des salariés du privé et 8% des fonctionnaires sont syndiqués n’est certes pas nouvelle, et sans conteste importante. Mais le rôle et la légitimité des syndicats ne peuvent se résumer au seul chiffre du taux de syndicalisation, quand on voit que 3 millions de salariés sont descendu dans la rue le 19 mars à l’appel de ces mêmes organisations.

Le second concerne notre démocratie politique, les parlementaires étant accusés de dénaturer les réformes en oubliant l’intérêt général au profit de leur réélection locale. Le progrès passerait ainsi par l’interdiction du cumul des mandats et le renforcement constitutionnel des pouvoirs du Parlement. Les auteurs en appellent ainsi à une nouvelle nuit du 4 août, abolissant les privilèges des groupes d’intérêt particuliers au bénéfice de Parlementaires éclairés, soudain capables de favoriser le réformisme au détriment des logiques corporatistes (alors même qu’ils sont accusés du contraire dans l’ensemble de l’ouvrage). Ces propositions sont certes louables, mais ne sont-elles pas un peu trop générales et abstraites quand on a besoin de mesures à effet immédiat avec 80 000 chômeurs de plus par mois ?

Le troisième est justement plus concret, et touche directement à la frange de la population privée d’emploi. Il s’agit de l’activation des dépenses d’assurance chômage, incitant les bénéficiaires à une réinsertion rapide sur le marché du travail (au prix parfois de sacrifices en termes de qualité de l’emploi), en leur garantissant en retour un accompagnement renforcé. Les réformes récentes de la fusion ANPE-Unedic avec Pôle Emploi, et la mise en place du rSa étaient censées participer de cette logique de lutte contre les "trappes" à inactivité, mais la faiblesse des budgets accordés aux projets fait douter de leur efficacité. Si l’idée d’un accompagnement de qualité fait l’unanimité, l’analyse en creux de la rationalité purement économique des chômeurs, pour lesquels il faudrait "rendre le travail payant", reste sujette à débats entre les spécialistes de la question. De même, les auteurs plaident pour une externalisation des prestations d’accompagnement des demandeurs d'emploi, alors même que les expériences étrangères dans ce domaine restent peu concluantes quant à leur efficacité. Si ces exemples viennent illustrer l’échec des réformes du président Sarkozy dénoncé par P.Cahuc et A.Zylberberg de manière étayée, ils soulignent aussi l’urgence du débat autour des analyses économiques à l’origine des projets de réforme, systématiquement présentés comme allant dans la bonne direction, ce qui n’est pas si sûr ; sans parler de l’économie politique des réformes qui n’est pas abordée ici, comme si il n’y avait qu’à pour que ça fonctionne. Depuis le temps, ça se saurait…

The Ségo Problem

Gérard Grunberg analyzes the Socialist Party's "Ségo Problem."

And then there's the Bayrou problem.

Eurozone Confidence Up

Eurozone confidence is up (the EC's economic sentiment index rose from 64.7 to 67.2 this month). Yet European banks are not as far along in the process of cleaning up their balance sheets as Amerian ones. And according to the IMF, European banks are not, as many believe, in a better position than US banks to begin with:

Another statistic from the IMF report: to recapitalise the banking system to reach capital ratios that prevailed in the mid-1990s, capital injections of $275bn would be required for US banks, and a whopping $500bn for European banks.

You get the picture. All these data tell us that Europe has both the biggest problem and has made the least progress. And since recessions associated with financial crises last longer than ordinary recessions, as the economic literature on financial crises suggests, the eurozone has a big problem. The IMF says that even if the right policies are implemented at the right time the recovery will be slow and painful, because deleveraging takes its time. But if the right policies are not implemented, the recovery will take much longer.