The other day a group of academics published a
manifesto in
Le Monde concerning the university reform and the reasons for the impasse. It is an interesting document. Among the most important points is this observation:
Une des principales raisons du marasme de l'Université française est qu'elle se trouve en situation de concurrence déloyale avec tout le reste du système d'enseignement supérieur (classes préparatoires et de BTS, IUT, écoles de tous types et de tous niveaux), toutes institutions en général mieux dotées per capita et davantage maîtresses du recrutement de leur public.On touche là à un des non-dits récurrents de toutes les réformes qui se sont succédé en France. Cette situation est d'autant plus délétère que la gestion de l'enseignement supérieur dans son ensemble dépend d'autorités ministérielles et administratives distinctes (l'enseignement secondaire pour les classes préparatoires et les STS, les ministères sectoriels pour les écoles professionnelles diverses), voire échappe à tout contrôle politique. Imagine-t-on un ministère de la santé qui n'ait que la tutelle des hôpitaux publics !
Valérie Pécresse responded to this manifesto yesterday. She made a point of noting "convergences" between the government's position and that of the refondateurs and seemed to indicate that she was prepared for "constructive" dialogue. But consider her response to the point raised above:
L'université, c'est vrai, subit durement la concurrence de filières de formation et d'écoles sélectives. Alors est-ce une faiblesse irrémédiable pour notre service public d'enseignement supérieur ? Je ne le crois pas. C'est notre héritage. A nous de savoir en faire une force. Construire, pour les étudiants, des passerelles entre écoles et universités, permettre aux universités de mettre en place des classes préparatoires en leur sein, développer les cohabilitations de diplômes, créer des écoles doctorales communes : voilà ce que les universités et les écoles sont en train de bâtir, voilà ce que je souhaite et ce que j'encourage.
In the courts this would be called a "nonresponsive" answer. It is a good example, I think, of why the government's interlocutors claim that there is no dialogue while the government insists, or pretends, that there is.
Today, three of the refondateurs reject the notion of "convergence" as a transparent attempt at récupération:
Ces trois universitaires, impliqués dans le mouvement et désireux que le problème de l'université soit posé autrement dans la société, ajoutent que "pour dissiper tout équivoque, comptant parmi les initiateurs de ce manifeste, nous croyons pouvoir dire au minimum qu'il n'aurait pas recueilli 3 500 signatures à ce jour si nos collègues s'étaient aperçus de telles convergences