Tuesday, September 29, 2009

Maître Eolas on Polanski

Ah, it's good to hear a Frenchman citing Tocqueville in the Polanski affair:

Et je bondis en entendant le ministre de la culture parler de « cette amérique qui fait peur ». Ah, comme on la connait mal, cette amérique.

Tocqueville avait déjà relevé il y a 170 ans, la passion pour l’égalité de ce pays. Elle n’a pas changé. Il est inconcevable là-bas de traiter différemment un justiciable parce qu’il appartiendrait à une aristocratie, fut-elle artistique. Il y a dix ans, l’Amérique a sérieusement envisagé de renverser le président en exercice parce qu’il avait menti sous serment devant un Grand Jury. Quitte à affaiblir durablement l’Exécutif.

Une justice qui n’épargne pas les puissants et les protégés des puissants ? On comprend qu’un ministre de la République française, qui a soigneusement mis son président et ses ministres à l’abri de Thémis, trouve que cette Amérique fait peur.

Pushback on Polanski

A few public voices in France have begun to push back against the knee-jerk support for Roman Polanski expressed by two government ministers.

It strikes me, in reflecting further on this affair, that the support for Polanski has been entirely abstracted from the facts of the matter. It is as if Mitterrand and Kouchner were invoking a long tradition of "defense of the artist" as the very incarnation of freedom. Thus André Malraux, arrested by the French colonial authorities for desecration (for quite venal purposes) of Cambodian antiquities, nevertheless enjoyed the full (and successful) support of the cultural avant-garde, despite the dubious motives of his adventure. And Malraux, of course, went on to become "Malraux," apparently justifying the defense ex post.

The defense of Malraux was dubious enough, but his crime can hardly compare with Polanski's. But combine "the freedom of the artist" with the (apparent) French prejudice that the American system of justice is biased and corrupt, and you get the statements of Mitterrand and Kouchner.

UPDATE: And then there's this astonishing comment from L'Express:

Dernier point, essentiel. Je lis, même en France, les propos de quelques commentateurs s’étonnant que Polanski craigne tant la justice d’un pays civilisé comme les Etats-Unis. Pas si simple.
Les lois américaines ont considérablement changé depuis les années 70. Et Polanski, quand bien même il serait jugé selon les législations en vigueur à l’époque, serait confronté à des jurés, et à une machine politico judiciaire qui a fait des crimes sexuels sur les mineurs le tabou et l’épouvantail de prétoires médiatisés. Le système se moque totalement de la réinsertion ou de la rédemption des « délinquants sexuels » et obéit à une logique paranoïaque d’éradications et de bannissement, attisée par les médias locaux, par les juges et les procureurs en quête de réélection, autant que par des législateurs terrorisés par les réactions d’un électorat toujours plus apeuré par « les monstres qui rodent autours de leurs enfants ».


Yes, we "paranoid" Americans afraid of "sexual delinquents" preying upon our children would have no counterpart in a civilized country like France, except of course in an isolated place like Outreau, or perhaps in the Elysée, where the president of the Republic received the parents of le petit Énis, the victim of a child molester whose réinsertion was "totally mocked" by "the system" after it proved to have been a mistake.

The Crisis of Social Democracy

Political scientist Laurent Bouvet ponders the crisis of social democracy.

RSA Extension

President Sarkozy will today announce an extension of the Revenue de Solidarité Active (RSA) to youths under 25. This is the group hit hardest by the crisis. Additional measures to aid the young unemployed include guidance for high-school dropouts between the ages of 16 and 18. The UMP isn't happy about Martin Hirsch's influence in this area, but Le Figaro paints the relationship between Hirsch and Sarkozy as "utilitarian" and "contractual," taking the words from Hirsch himself. Each is using the other, in other words. Or so each thinks.

Two informed views of the decision.