Saturday, July 17, 2010

Taguieff

In the United States one sure way to create controversy is to posit the existence of an "Israel lobby," as Walt and Mearsheimer discovered when they published the book pictured at the left. In France one sure way to create controversy is to posit the existence of an "anti-Israel conspiracy," as Pierre-André Taguieff should have discovered with the publication of his new book, La nouvelle propagande anti-juive. But Jacques Tarnero claims that the press is deliberately ignoring Taguieff's work, thus making controversy out of the absence of controversy. Perhaps Taguieff has simply been hoeing this row too long, since this latest book follows Les prêcheurs de haine and La nouvelle judéophobie.

And the Latest ...

... from the affair itself:

La police dispose, depuis les perquisitions opérées dans les sociétés de M. de Maistre, d'une note datée du 31 août 2007. Un simple curriculum vitae de Mme Woerth, avec cette mention, en bas de page : "rémunération environ 200 000 euros (…) Je suis obligé d'en parler à LB vu le mari 120 000 euros".


Interrogé, M. de Maistre s'explique : "Il s'agissait d'une note que j'ai dû amener à M. et Mme Bettencourt pour évoquer le recrutement de Mme Florence Woerth dans mon équipe. Cette démarche était due au fait que son mari était ministre, et que c'était donc sensible…", relate le gestionnaire de la fortune Bettencourt. Il l'assure aux policiers, "Mme Woerth ne représentait pas un risque majeur".

Gauchet on the Bettencourt-Woerth Affair

Marcel Gauchet considers the effects of the affair on the perception of Sarkozy's presidency. His judgment is pitiless:

Au-delà de cette affaire, avez-vous le sentiment d'une remise en question des principes démocratiques ?

Non, au contraire. Ce n'est pas la démocratie en tant que telle qui est remise en question, c'est la manière dont certains en profitent. Le culte de la chose publique est plus fortement intériorisé en France que partout ailleurs. Les gens sont donc très choqués quand les individus au pouvoir se comportent en individus privés. La plus grande faille de Nicolas Sarkozy, c'est qu'il n'a pas le sens de l'institution. Le côté privé du personnage prend toujours le dessus. Il n'arrive pas à être un homme d'Etat.