Monday, August 16, 2010

Henry Rousso on "Republican Denaturalizations"

Henry Rousso, one of the leading historians of the Vichy period, cautions against ill-considered comparisons of Sarkozyan "securitism" and Vichy xenophobia. Nevertheless, he rejects any suggestion that all is for the best in the best of all possible worlds (read the whole piece; it's worth the time):

Tradition et nouveauté. Les mesures xénophobes actuelles du gouvernement s'inscrivent certes dans une longue filiation, dans une tradition française bien antérieure à Vichy. Lorsque Christian Estrosi déclare «Français ou voyou, il faut choisir», il énonce sans ambiguïtés une conception de la Nation qui se réfère à une forme fantasmagorique de pureté, avec son corollaire immédiat: le désir de purification, lequel a constitué par exemple l'un des traits de l'idéologie maurassienne, reprise par Vichy. Mais cette nouvelle xénophobie d'État s'inscrit dans un contexte qui n'est plus seulement national, une partie de ces mesures existant aujourd'hui dans d'autres pays européens ou en Amérique du Nord. Elles ressortissent à une tension qui n'est plus celle des années trente, marquées par une profonde crise des réfugiés, de nature politique, et limitée au continent européen, mais à une incapacité de gérer les flux migratoires à l'échelle mondiale, dans lesquels la dimension politique est sans doute moins forte que la dimension économique et plus encore l'attrait que continuent de représenter nos pays développés malgré la crise. Par définition, une tradition se refonde, se réinvente, se réactualise. C'est ce qui semble se passer sous nos yeux. Et, à cet égard, il est inquiétant malgré tout de voir à quel point les héritages négatifs du passé ne constituent plus un frein dans la conscience collective contemporaine.

How Much Is Woerth Worth?

Sorry, I couldn't resist. But there does seem to be a discrepancy between the €3,000 monthly revenue reported on a loan application and the €16,000 he actually earns as minister and mayor of Chantilly. Another scoop for Mediapart? Or a sign of the "fascist" newspaper's acharnement against "an honest man?"