Monday, January 24, 2011

Tunisia

After Alliot-Marie and Frédéric Mitterrand, President Sarkozy offers an apology of sorts to the Tunisian people while praising his government for its "reserve":

Sur la Tunisie, Nicolas Sarkozy a esquissé un timide mea culpa, reconnaissant que la France n'avait "pas pris la juste mesure" de la contestation du peuple tunisien, auquel il a réitéré la "solidarité du peuple français", promettant l'avénement d'une "ère nouvelle" entre les deux pays. Mais selon lui, "dire que nous sommes restés silencieux devant les morts est un peu exagéré". Le gouvernement va par ailleurs proposer une "série de mesures" pour aider la Tunisie.
Quant à l'attitude de la France, qui a très longtemps soutenu l'ex-président tunisien Ben Ali, le chef de l'Etat s'est abrité derrière le passé colonial de la France et les "blessures de l'histoire" pour mieux vanter une "réserve" française vis-à-vis des pays étrangers. "Plus nous voudrons faire de l'ingérence et moins nous serons influents."
Nicolas Sarkozy a estimé que "la puissance coloniale est toujours illégitime à prononcer un jugement sur les affaires intérieures d'une ancienne colonie". Il a par ailleurs mis en avant le fait que la France ait abrité des membres de l'opposition tunisienne, et évoqué les relations passées de ses prédécesseurs avec Ben Ali ou Bourguiba.
Interrogé sur la prise de position malheureuse de Michèle Alliot-Marie, qui avait proposé, quelques jours avant la chute de Ben Ali, l'aide de la France au maintien de l'ordre en Tunisie, Nicolas Sarkozy a préféré botter en touche, asssurant que la ministre souhaitait simplement "éviter qu'il y ait plus de drames".

For the American attitude toward Tunisia and reflections on the proper future course of the West in promoting democracy in the Arab world, see this article by Steve Coll.

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