Tuesday, February 8, 2011

Kahn-Mélenchon, Pas le même combat

They debated, it seems:

Car Jean-Luc Mélenchon et Jean-François Kahn ne peuvent être d’accords [sic] sur tout. "Le peuple veut que l’on respecte le clivage politique", explique le député européen sous les applaudissements. Au jeu de la dénonciation, c’est Jean-Luc Mélenchon qui remporte le plus de suffrages. Parce qu’il est un homme politique, aujourd’hui plus que jamais médiatique. Parce qu’il a quitté bruyamment le PS, parce que sa dénonciation de l’oligarchie épouse efficacement ses ambitions révolutionnaires. Provocateur : "On me demande ce que je réponds à ceux qui menacent de s’en aller. Je leurs [sic] réponds : Au revoir !", prophétique : "Ce monde de pacotille, qui vit cramponné à des phrases creuses sur la concurrence, s’écroulera en 24 heures", et toujours ce sens de la formule qui fait mouche : "Vous avez besoin de quelqu’un qui n’a pas peur de passer pour Poujade, parce qu’il sait qu’il est plutôt Jaurès." Jean-François Kahn n’est pas plus mesuré dans ses propos. Il n’est simplement pas un révolutionnaire de gauche. Alors quel est le point commun entre Jean-Luc Mélenchon et Jean-François Kahn ? La cristallisation de la haine autour de Nicolas Sarkozy et de la politique qu’il représente. "Le véritable problème est de savoir si l’on est contre ce gouvernement parce qu’il est de droite, ou parce que c’est un gouvernement monarcho-populiste, qui porte atteinte à ce qu’il y a de bien dans le libéralisme", explique Jean-François Kahn. La salle le hue. Amusé, il continue : "Il y a quelque chose de contre révolutionnaire à se replier, à exclure les gens qui veulent se battre avec vous. Heureusement qu’en 1789, on n’a pas refusé La Fayette sous prétexte qu’il était aristocrate". Et, déterminé à prouver que les idées révolutionnaires ne se trouvent pas là où l’on crie le plus fort, il conclut : "Même si vous gagnez le pouvoir, cette révolution ne se fera pas avec une alternance."

The sics are mine: nonfiction.fr needs to do a better job of copy-editing. If you're going to denounce Sarkozy for his grammatical errors, you'd better clean up your own.

3 comments:

Pierre Testard said...

Dear Athur Goldhammer,

You are right, we should be more careful, but please be lenient, the article had just been published when you posted this, and as you know, the Web does enable us to proof-read articles after their publication. Moreover, unless you can prove me wrong, we have never denounced Sarkozy for his grammatical errors...

Best,

Pierre Testard
Deputy Editor

Arthur Goldhammer said...

I'm impressed. Very quick action indeed. I apologize for the jab about criticizing Sarko's grammar. Some other guys, no doubt. You're exonerated.

Sophie said...

Hi !

I'm a fervent French supporter of the Left party and Jean-Luc Mélenchon. If you have any questions, I'd be happy to answer them. I think it's important to point out that the "revolution" Mélenchon wants is a democratic one, une révolution citoyenne, and that it must occur through the act of voting. He's a fervent Republican, which of course has nothing to do with the American meaning, or rather lack of meaning, of that term.

Here is our political "agenda", but keep in mind that it's not yet complete : http://programme.lepartidegauche.fr/index.php?option=com_content&view=section&id=1&Itemid=13

Cheers from Lyon !