Friday, May 27, 2011

"Non de gauche"

Christophe Bouillaud reviews a book by four economists examining the crisis of the euro. There is an interesting passage at the end:

Au delà de son contenu, la publication de cet opuscule et surtout son titre témoignent de la montée en puissance probable à gauche d’un refus de l’Union européenne. Le « non de gauche » a décidément un bel avenir. En effet, dans la mesure où les auteurs abusent du conditionnel passé (« il aurait fallu »)  à propos des solutions mises en œuvre par l’UE et dans la mesure où, souvent, ils proposent des pistes aussi tentantes que parfaitement irréalisables dans l’état présent du champ de force politique européen, viendra le moment où la conclusion devra en être tiré : rien n’est à sauver de cette Europe-là. Dans l’introduction (p. 5-20) qui souligne bien que les réformes proposées (dont celle à venir du Traité de Lisbonne) renforcent l’aspect financiarisé de l’économie politique de l’Union européenne,  le collectif des auteurs affirme : « Faire vivre l’Europe suppose un changement total de paradigme. » (p. 17), qui passerait de  la concurrence libre et non faussée de tous contre tous à la coopération fraternelle de tous avec tous. On serait tenté de dire alors, reprenant la dernière phrase de leur quatrième de couverture, que, puisque l’Europe ne saurait d’évidence être dans un avenir prévisible sociale, écologique, et surtout solidaire, elle ne sera pas – ou, plutôt, elle sera ce qu’ils ne voudraient pas qu’elle soit.  Vae victis.
I think this is prescient. The terms of European cooperation will soon become an unavoidable issue for the left in all member countries.

2 comments:

Louis said...

European integration has always been a divisive problem for the left. The "social Europe" that was the prize of Mitterrand's conversion in the 1980s has never occured, and there is very little in the functionning of the European Union as it is today that is susceptible to raise consensus amongst the Left in France, as elsewhere in Europe. There is a left defending the idea of Europe as the contrary of warmongering national states, and there is a left for whom the state is the main actor in a project of transforming society. If the EU cannot perform this function in the place of the states, then for this Left there is nothing to wait from the European Union. This timebomb has ticked since 1983.

FrédéricLN said...

"I think this is prescient. The terms of European cooperation will soon become an unavoidable issue for the left in all member countries."

Yes. Also for the center. And maybe for the right, too.

The only ones who should be comfortable about the way Europe works presently, are the Greens. Yet there are many "nonistes" among them!