Monday, May 23, 2011

Why So Much Love?

Matthieu Maffésoli, the author of Sarkologies: Pourquoi tant de haines? wrote the following:

Derrière une langue un peu compliquée, un tantinet pédante par instants (usage du Latin et du Grec, création et jeux de mots), le propos de ce livre est très simple. Il s'agit de dire que la réalité est double, que derrière la face rationnelle, consciente et avouée des choses, se cache une face émotionnelle, irrationnelle, imaginaire, inconsciente ou inavouée qui serait autrement plus déterminante. On retrouve là le credo de l'auteur. Appliqué à ce nouveau sujet, cela donne la thèse suivante : même quand il est au plus bas dans tous les sondages, Nicolas Sarkozy n'en demeure pas moins puissant et aimé des Français car il est « en phase avec les aspirations profondes du peuple » (page 26), « fondamentalement, Sarkozy, en ses aspects changeants, avec sa syntaxe approximative, dans sa théâtralité voyante, avec son côté m'as-tu-vu, au travers d'un désir de jouissance, ici et maintenant, ne fait que tendre au peuple ébaudi un miroir où celui-ci peut voir le reflet de son âme collective » (p. 20). En réalité, la face rationnelle des choses serait celle des « élites éduquées » produisant « l'opinion publiée », tandis que la face émotionnelle des choses serait celle du « peuple » produisant « l'opinion réelle » (p. 14). Le « pays légal » opposé au « pays réel ». Les 200 pages du livre ne sont au fond qu'une longue variation autour de cette unique et simple idée.»

As a reward for explaining why, despite appearances, "the people" actually love their president, Prof. Maffésoli has been made a member of the Institut de France against the wishes of the selection jury:

Michel Maffesoli a été nommé membre de l'Institut Universitaire de France dans des conditions vivement contestées par le président même du jury de sélection, l'économiste Elie Cohen. C'est en effet une intervention ministérielle qui a permis cette nomination, ce qui a provoqué la colère de ce jury et l'envoi d'une missive salée au ministère. Le Jury s'y "indigne du manque de transparence des nominations de 2008." "C'est une atteinte à la déontologie d'évaluation par les pairs qui risque de porter préjudice à la réputation nationale et internationale de l'Institut", concluent-ils. Lire ici l'article paru dans Libération relatant cet épisode peu glorieux. Elie Cohen avait, dans une déclaration à Libération affirmé que Michel Maffésoli «n’aurait jamais été retenu par le jury même s’il y avait eu plus de places.» Lire ici cette mise au point, dans une note sur la politique de Valérie Pécresse en matière de rémunération des scientifiques et universitaires.

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