Saturday, June 11, 2011

Sarko's Brain Trust

Anyone who is counting Sarkozy out in 2012 should read this article in Libé, which recounts the meticulousness of his campaign preparation. Gone is Emmanuelle Mignon, who honed the themes of the 2007 effort, but she has been replaced by a whole Comité de Pilotage led by agriculture minister Bruno Le Maire:

Un petit cercle, baptisé «Copil», pour comité de pilotage, plutôt masculin (à l’exception de deux femmes), jeune et hautement diplômé. Hormis Le Maire, aucun politique digne de ce nom n’est à la table. Tous sont des conseillers techniques, dévoreurs de rapports et producteurs de notes en série. L’Elysée est bien sûr surreprésenté. Autour de Jean-Baptiste de Froment, conseiller éducation, on trouve Emmanuel Moulin, conseiller économique, Boris Ravignon, chargé du développement durable, et Olivier Colom, responsable du suivi du G20. Claude Guéant est représenté par son conseiller politique et l’UMP par ses deux directeurs des études. Le but de ces réunions ? Faire le point sur le degré d’avancement de la dizaine de groupes de travail qui moulinent en toute clandestinité sur des thèmes aussi variés que la fiscalité, l’éducation, le logement, le budget, la santé, la sécurité… Et élaborer une boîte à outils de mesures prêtes à l’emploi.

What are they doing, apart from consulting right and left (the CGT refused to participate, but the CFDT and FO are in, for example)?



«Crise». A quoi ressemblera ce programme ? Le «travailler plus pour gagner plus» de 2007 a-t-il déjà un successeur ? Pour l’instant non. En revanche, le point de départ est connu. «Tout partira de la crise», dit Le Maire. «La nouvelle contrainte des finances publiques va structurer tout notre programme économique», assure un participant du Copil. Le groupe réfléchit notamment à comment faire évoluer la révision générale des politiques publiques (RGPP) et sa fameuse règle d’or de la suppression d’un fonctionnaire sur deux. Et, donc, à redéfinir les missions de l’Etat.
Certaines options fiscales ont été clairement tranchées : les avantages et inconvénients d’une fusion de l’impôt sur le revenu avec la contribution sociale généralisée (CSG), comme le défend le PS, ont été pesés. «C’est techniquement une très bonne mesure, mais c’est politiquement invendable pour nous, puisque c’est réintroduire trop de progressivité pour les classes moyennes», assure un participant. Sur la question du pouvoir d’achat, l’équipe planche sur les modalités d’une augmentation de la rémunération directe sans toucher aux coûts globaux du travail. «Un des points clés de la réussite du programme, c’est de pouvoir s’adresser à tous les salariés modestes qui ne supportent pas que leur revenu reste identique quels que soient les résultats de leur entreprise. La gauche veut répondre par la redistribution, nous par un autre partage de la valeur ajoutée et la généralisation des mécanismes d’intéressement», continue Le Maire.
Outre la santé et le logement, le Copil travaille à des propositions ambitieuses sur l’école, notamment primaire. «Ce sera un thème fondamental de la campagne», prédit un participant. Mais comment reprendre l’initiative alors que le gouvernement prévoit 1 500 fermetures de classes primaires à la rentrée ? «On peut penser que l’on n’a fait que tailler dans la masse, mais ce n’est pas vrai. On sera crédible car on montrera que c’est maintenant une priorité», ajoute un autre participant. Avec comme lignes directrices : autonomie, personnalisation des parcours, décentralisation et redéploiement des moyens… «On peut aller jusqu’à dire que les professeurs devront travailler plus, comme Ségolène Royal en 2007, quitte à imaginer une forme de revalorisation. On sait que ce genre de proposition cartonne auprès de notre électorat», poursuit-il. Quand aux questions d’identité nationale ou d’immigration, le groupe du lundi avance avec prudence : «Après le fiasco du débat sur l’identité nationale, le sujet est mort. Même s’il y a un vrai besoin de réassurance identitaire et culturelle chez les Français.» Le Maire espère bien remplacer dans le lexique de la future campagne le mot de«sécurité» par celui «d’autorité». Quitte à conditionner demain des allocations sociales et familiales au principe de «responsabilité» des parents vis-à-vis des enfants.

And in the end, the central theme of the campaign will be to recognize that Sarko is Sarko: "You don't like me much," he'll say to France, "but at least you know what you're getting. And you don't like the rest of them any better." Which may not be far off the mark.

3 comments:

James Conran said...

I for one will be surprised if the idea that identity politics (immigration and "national identity") is a "dead" issue as far as Sarkozy's campaign is concerned lasts very long.

An alternative (or supplementary) approach to the "devil you know" one you mention would be to repeat the trick of 2002 - make it seem like Sarkozy is in opposition rather than in power. Impossible for the sitting president? Perhaps. But he can at least pose as the challenger of taboos, thus placing the left (and media) in the position of establishment guardians of the citadels of political correctness etc.

FrédéricLN said...

Fully agree with James Conran's comment - and Bruno Le Maire is a kind of quintessence of political correctness.

But also agree with Art's last paragraph.

Two options for the trouble-making person who is also the person in place: how funny.

My guess is that he would wait until February to choose between the two options. Last time, it was on March 8th ("le Ministère de l'Identité nationale"), 6 weeks before the first turn.

James Conran said...

Of course I meant the trick of 2007 not 2002.