Saturday, August 27, 2011

Mélenchon Addresses les Cocos

Jean-Luc Mélenchon rolled out the rhetorical heavy artillery for the Communist Party's Summer School:

Le "camarade Jean-Luc" en fait des tonnes pour montrer qu'il est presque un communiste comme les autres : référence à la doxa marxiste, évocation de la révolution de 1917, au "coeur battant de la Résistance" ; il parle même de "dictature de l'intérêt général contre la dictature de l'argent"... tout y est. Un rien cabotin, il lance : "Nous sommes des êtres conscients réunis par un pacte politique et pas par le charisme d'un leader." Ajoutant : "Je vais regretter les moments où je pouvais dire "je" et où je pouvais n'être démenti que par moi. A partir du moment où je vais dire "nous", je vais devoir vous demander à chacun si vous êtes d'accord."
I still remember the first time I was exposed to an evocation of the PCF's great lieux de mémoire. It was in a most unlikely setting--a seminar room at Harvard--and the speaker was Henri Krasucki. By the end of it, I was nearly in tears: le parti des 75 000 fusillés, les déportations (Krasucki's father died at Birkenau), les journées nationales de grève, la lutte des classes. Such emotional fellows, les cocos. And such a long way from the young American's image of "Marxist intellectuals" and "Soviet marshals and commissars." This was politics as soap opera. Most entertaining, and in the right setting I imagine rather effective. But that was 30 years ago. I wonder if this imagery still works on the young.

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