Wednesday, August 24, 2011

Pascal Bruckner Délire

Pascal Bruckner is a writer who often has interesting and provocative things to say, but something about the United States seems to have unhinged him. He thinks he sees an "alliance du féminisme et de la droite républicaine, ultra conservatrice. Ces deux forces se sont unies, au nom d'intérêts différents, pour refermer le couvercle ouvert par les années 60-70." The old saw of America's "puritanism" is revisited, but only to assert that its existence is proved by its antithesis: "La qualifier de puritaine ne suffit pas car c'est un puritanisme retors, d'après la révolution des mœurs, qui parle le langage de la liberté amoureuse et coexiste avec une industrie pornographique florissante." It was absurd to have charged DSK with rape because America is guilty of so many crimes of its own:

Il semble que l'establishment médiatique d'outre-Atlantique, si prompt àcondamner la France à travers l'un de ses représentants, ait déjà oublié les tortures d'Abou Grahib : des grappes d'hommes nus entassés les uns sur les autres ou forcés de se masturber, sous les ordres, notamment, de la sergente Lynndie England qui en tenait certains en laisse (les femmes, en position de pouvoir ne sont pas meilleures que les hommes, on le sait depuis le nazisme). La torture existe partout, même dans les nations démocratiques, mais seul un pays malade de sa sexualité peut imaginer de tels sévices. On s'étonnera par ailleurs que Dick Cheney et Donald Rumsfeld, soupçonnés de corruption et d'incitation aux interrogatoires violents, n'aient pas été poursuivis, après 2008, par la justice de leur pays toujours encline à sanctionner la moindre peccadille amoureuse.
And so we are back where we began in the DSK affair, with a member of the French elite excusing a sordid hotel-room encounter as une peccadille amoureuse. Amoureuse! Even the defense admits that whatever transpired between the naked Strauss-Kahn and the chambermaid wearing two pairs of tattered pantyhose was confined to an interval of nine minutes maximum. It is hard to imagine the part played by amour in such an encounter.

Bruckner tries to redeem himself in the end by allowing that, despite its depravity, America knows the difference between rape and la moindre peccadille amoureuse, as does France:

Entendons-nous : de part et d'autre de l'Atlantique le viol est un crime, le harcèlement un délit et c'est un progrès objectif. De part et d'autre, les tensions entre hommes et femmes, consécutives à l'émancipation, demeurent et s'exacerbent parfois. Mais tandis qu'aux Etats-Unis, cette coexistence semble toujours au bord de la guerre, sous l'œil vigilant des avocats prêts à faire les poches des époux désunis, l'Europe latine semble mieux protégée de ce fléau par une culture ancienne de la conversation et une tolérance aux faiblesses humaines.
On croit rêver. Some in France seem to have learned nothing from this whole sordid affair. Fortunately, it seems clear that most of M. Bruckner's countrymen are not quite so broad-minded in their "tolerance of human weakness." France2 reported last night that DSK's approval rating has plummeted from 52% before his arrest to 28% today. And The Times reports that

Gérard Grunberg, a political scientist who studies the left in France, said that Mr. Strauss-Kahn’s “image in public opinion is very damaged” and the Socialist Party itself, already annoyed with him for ruining an important political opportunity to challenge Mr. Sarkozy and with its primary soon, “does not want to have this collective occasion spoiled.”
Let's hope that Pascal Bruckner represents the embittered few rather than the sober majority.

2 comments:

Anonymous said...

Pascal Bruckner ne "délire" pas du tout dans son article. (C'est un jugement assez faible, voire malhonnête, de votre part, sans argumentation valide). L'affaire DSK y sert seulement de prétexte à l'esquisse d'un portrait moral de l'Amérique contemporaine en crise. Certes, la caricature n'est pas absente de cette mise en contexte, mais elle justifie et renforce plusieurs aspects très pertinents de l'analyse (Je vis depuis 16 ans aux Etats-Unis et ne puis qu'être d'accord sur bien des points avec Bruckner). Elle a aussi le mérite de rendre claire et bien articulée la perspective de l'auteur: il ne s'agit pas de juger de l'affaire DSK en soi, mais de comprendre le contexte de violence symbolique (y comprise xénophobique) dont Strauss-Kahn a été la malheureuse victime. En contrepartie, votre papier sur la justice américaine "pas si folle" est assez décousu et confus; avec ses tours et détours, ses antithèses qui s'annulent dans un méli-mélo de platitudes comparatives qui passent à côté du sujet, on n'y voit pas très bien ce que vous cherchez à y démontrer.

Anonymous said...

But what is one to make of this: "Punir la France pour l'Irak, pour Roman Polanski, pour les lois sur le voile et le niqab, mettre au pas cette nation récalcitrante qui s'entête dans ses mœurs dissolues, tel est le sens ultime de l'affaire DSK au moment où l'Amérique mord la poussière et cherche des boucs émissaires commodes à son déclin." It's a wonderful conceit-- that New York detectives might proceed only after discussion of French international and domestic policies. Bruckner seems also to be under the impression that university policies in the U.S. are uniform, so that "pour tout professeur étranger venant enseigner à l'université, de strictes consignes furent édictées."