Friday, August 26, 2011

Tax Gadgets

Historian Nicolas Delalande looks at Fillon's austerity package in the light of a long French history of camouflage of the state's budgetary needs.


Dans l'histoire, les taxes gadgets et les impôts incongrus ne manquent pas. Avez-vous des exemples en tête ?

Après la guerre de 1870, la France a connu un grand moment d'inventivité fiscale dans un contexte où la bourgeoisie refusait l'adoption d'un impôt sur le revenu. C'est l'époque de la taxe sur les billards et sur les cercles de jeux. On imagine aussi une taxe sur les célibataires qui ne verra finalement pas le jour ainsi qu'une taxe sur les domestiques, considérés comme un signe extérieur de richesse. On a également évoqué une taxe sur les pianos et sur les vélos, qui étaient à l'époque des biens de luxe.
Après la Première Guerre mondiale et au début des années 1920, de nouveaux projets de taxes plus ou moins loufoques sont annoncés tous les mois : taxer les biens oisifs, les œuvres d'art, etc. C'est souvent le signe d'une absence de clarté et d'un manque de courage politique car on contourne ainsi les vrais enjeux du débat démocratique sur la fiscalité. C'est également un moyen d'augmenter discrètement la pression fiscale sur les consommateurs, sans avancer à visage découvert.

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