Monday, September 19, 2011

Pigenel on Mélenchon

Romain Pigenel, who is backing Hollande, has some harsh but well-chosen words for JLM:

Il jubile, Jean-Luc. Et on le comprend. Lui qui avait quitté, il y a trois ans, le Parti socialiste peu glorieusement, dans la nuit du Congrès de Reims, avec les forces militantes et l’analyse d’un ultra-minoritaire – expliquant alors que la victoire de la motion de Ségolène Royal sonnait la droitisation ultime du parti – il joue aujourd’hui le faiseur de roi à la Fête de l’Huma. Moitié professeur en gauchisme, moitié Saint-Louis sous son chêne, il reçoit les candidats socialistes, leur remettant son petit livre rouge et prenant la pose avec eux devant un logo Front de Gauche.

Il assure, nous dit-on dans les gazettes, ne pas vouloir « se mêler de la primaire ».

Heureusement qu’il le précise. Car, à lire les comptes-rendus, on avait justement l’impression, au contraire, qu’il tend à s’en mêler, et pas qu’un peu. Sur les candidats aux primaires : « D’abord je note ceux qui ne sont pas venus [à la fête de l'Huma] Quand on est de gauche, on marque sur son calepin la date de la Fête de l’Humanité et on ne prévoit rien d’autre ». Sur Montebourg : « Il me souhaite bon vent, je lui souhaite aussi. ». Sur Ségolène, mi-condescendant, mi-dithyrambique : « j’ai trouvé Royal plus consciente du niveau de rupture à opérer que les autres […] Elle commence à parler notre langue ». Sur François Hollande, sans surprise : « l’arrogance comme on a vu jeudi soir avec Hollande qui se voit déjà président ». Quant à Martine Aubry, qui n’a pu s’empêcher de ré-affirmer ce qui reste sa ligne programmatique la plus claire, le Hollande-bashing (« Je pense que quand on est un responsable de gauche on doit être à la Fête de l’Huma, là où est la gauche. »), elle n’a (nous dit-on) fait qu’une photo muette avec le Chavez-like français, peut-être échaudée par lafraicheur de son accueil au grand raout communiste.
For a more positive take on Mélenchon's influence on the PS, see Bernard Girard.

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