Friday, December 2, 2011

Discours de Toulon bis

In 2008, Nicolas Sarkozy gave a much publicized speech in Toulon on the subject of "moralizing capitalism." Yesterday, with an incredible mise en scène that had him speaking before a robin's-egg blue backdrop before an audience of 5,000 people, he offered up a desperate plea to save capitalism as it has been constructed in Europe over the past half-century. Although the president's demeanor was, as always, supremely confident, the offer he put on the table was one of surrender. Surrender, first of all, to Germany, to which he proposed to submit French finances to binding sanctions, if only the Germans will agree to let the ECB rescue Italian bonds and the French banks that depend on them. To this part of his speech Angela Merkel will respond responded today with a speech of her own, in which all indications are she will say yes to budgetary oversight but no to an ECB-led bailout. (In fact, she said that budgetary oversight was a necessary precondition of more ECB help, but with no indication of timing, which is critical. She also called the idea of Eurobonds "unthinkable.")

Surrender, too, to critics of the EU, to whom he offered an appeal for a total overhaul of European treaties for whose ratification he campaigned so vigorously only a short while ago. Mélenchon said that the president's enumeration of Europe's shortcomings was nothing but a "copy-and-paste job" on the campaign materials of the 2005 anti-ratification campaign, and he wasn't altogether exaggerating:
"Deux ans après , le voici qui fustige, par une sorte de copié-collé de nos documents de 2005, l'Europe du libre-échange, l'Europe de la concurrence libre et non faussée, l'Europe du dumping social et fiscal, alors que c'est lui qui a organisé tout ça". "C'est son bilan dont il a fait la critique!", a-t-il lancé sous les applaudissements.
And there we are.

5 comments:

FrédéricLN said...

"unthinkable" is indeed in the NY Times, but I think this is a shortcut of Ms Merkel's declarations. Ms Merkel explains that the Eurobonds are no solution to an over-endebtment. Common bonds can be issued only by partners who would have a common reimbursement policy, therefore, a common budget balance policy.

En Français : il ne faut pas mettre la charrue avant les boeufs.

Mitch Guthman said...

@FrédéricLN,

Maybe so, but in this case the ox is very sick, perhaps near death’s door from an illness which requires immediate treatment. Is is really so smart to withhold the medicine to simply to teach the ox a lesson in obedience? Is it wise to say that we must totally redesign the cart before we give the medicine to the ox? If Merkel makes even the slightest miscalculation, Europe could very easily end up with a dead ox and no way to pull the cart that she is so obsessed with redesigning.

Also, Merkel acts as if all the countries of Europe are in this situation because they overspend like the Greeks. But this is not true. Of the European governments that will require saving only Greece has excessive government debt and does not collect taxes. Italy’s problem is that while it has a strong economy and tax base, it has never be able to collect more than the merest trickle of the taxes owned. Spain’s government debt is not a problem and it did not overspend on social welfare. Almost of of Spain massive debt is private debt.

In fact, much of Spain’s debt is held by German banks who pumped huge sums of euros into the Spanish economy during Spain’s real property boom. Likewise, it was German banks that pumped money into Greece on the assumption no country of the eurozone would ever default. Clearly, the Greeks and Spaniards were unwise borrowers but then, too, the German’s were imprudent lenders. Why shouldn't German shoulder some of this burden? Particularly since, as I’ve said before, most of these countries would reap great economic benefits from defaulting and leaving the euro.

How will the fiscal union demanded by Ms Merkel take these situation into account? How will it balance the equities? How will the fact that the eurozone lacks a normal central bank? Will the people of Europe get to vote on this fiscal union (which also requires that all of Europe pay to save the German banks that took excessive risks) or will the bankers of Germany impose puppet governments everywhere in Europe as the price for allowing the ECB to act as a normal central bank?

En français: on n'est pas des bœufs !

Merlin said...

Utiliser le mot "surrender" démontre une vision de cour d'ecole. La crise actuelle est une crise de confiance entre les peuples, pas une crise financiere ou du capitalisme. C'est le resultat d'une serie de comportements politiques a couret vue, ou l'on est toujours "gagnant" donc les autres ont perdus et on les a fait plié.

Les peuples d'Europe sont a un seuil d'une difficulte extraordinaire a franchir, ou il va falloir que toute la pedagogie qui n'a pas ete faites en 65 ans, et toute la demagogie dont on les a abreuvés, soit remises a plat.

Il s'agit d'un saut collectif dans l'inconnu, ou chacun se demande si l'autre tiendra ses promesses. La réputation des Francais en Europe, n'est pas telle, que les autres ne reflechissent pas a deux fois et demandent des gages avant de sauter le pas.

Mais on peut toujours decider de ne pas franchir ce seuil; et probablement de defaire 60 ans de travail. Dieu nous preserve alors des "valeurs" de Montebourg.

Je pense que nous sommes a un moment comme il en arrive tous les quelques siecles.

Il est normal qu'il y ait debat, il est normal qu'il y est hesitation, mais arretons l'esbrouffe et l'emphase.

Mitch Guthman said...

@Merlin,

Quant à moi, les politiques de Montebourg sont plus proches de mes propres opinions et je pense qu'ils sont de beaucoup préférables à la politique de certains autres que je pourrais nommer. Il est évident que nous sont ne pas être d’accord sur la cause première de nos difficultés actuelles. Je pense que ces difficultés sont trop fondamentales pour résoudre dans ce forum. Néanmoins, mettons de côté, pour le moment, les différences quant à l'économie, etc., et se tourner vers un problème plus séreux.

Je suis profondément troublé par ce que j'ai lu dans les journaux ce matin. Je répète ce que j'ai dit avant que l'omission de consulter ce peuple soit contre tous les principes démocratiques de nombreux pays de l'UE et, plus particulièrement, celle de la République française. Je dois vous dire que je suis plus troublé par les déficits démocratiques que par les déficits budgétaires.

Le choix le plus fondamental dans cette crise est de savoir qui a choisi le chemin à suivre. Sera-ce que les technocrates de Bruxelles sans visage et les banquiers et les oligarchies qui sont leurs maîtres? Ou sera-ce le peuple? Peut-on peut-être convenir que c'est le peuple qui doit choisir? Nous avons besoin de plus de démocratie dans Europe, pas moins !

Merlin said...

Je suis fatigué du discours sur les technocrates de Bruxelles et sur l'oligarchie financiere.

Si les peuples veulent etre independants, qu'ils vivent dans leurs moyens, qu'ils ne s'endettent pas, et qu'ils acceptent les consequences de leurs actes.

L'Europe actuellement est endettée, mais moins que le RU ou les US. Elle a une balance courante excedentaire, la ou les RU et les US sont fortement deficiatires. L'Europe est la collectivite ou la richesse per capita est la plus elevée. Elle n'a pas a dependre ni de la Chine, ni de la finance internationale.

Mais l'Europe est composée de diverses régions qui ont des cultures, des sensibilites, des histoires et des modeles economiques differents. Lorsque les collectivites sont trop heterogenes, les mecanismes de solidarite sont minimaux. Ce dont souffre l'Europe actuellement ce ne sont ni des dictats des uns ni des dictats des autres. C'est tout simplement de la defiance de chacun vis a vis de tous.

Cette defiance ne peut etre surmontée que si chacun donne des gages aux autres et que si chacun ne se comporte pas comme un passager clandestin du navire des autres.

La peur des Allemands, c'est que la Grece ne devienne une vaste Corse, ou un mezzogiorno, que le Portugal ne devienne la Grece etc. Seul les Francais trouvent normal que le Centre subventionne la peripherie. Les Francais sont vaniteux.

Nous en sommes au point ou il va falloir choisir entre fusionner et detricoter.