Monday, December 12, 2011

Médiapart Goes to Moselle

Médiapart has an excellent piece on the rising popularity of the Front National among the working class in Moselle. A taboo has been broken:
«Avant c'était impensable de prendre un tract FN», raconte le maire PS de Metz, Dominique Gros. 
This is no longer the case, as several interviews reveal:
Michel, 49 ans, lui, a choisi. Il ne veut pas être filmé, mais le dit d'entrée: «Je suis ouvrier et je vote Marine Le Pen, je n'ai pas honte de vous le dire.» «Il y en a beaucoup (d'ouvriers), qui votent FN, faut vous réveiller!», sourit-il. Lui a voté Mitterrand en 1981 avant de se diriger vers le FN. «(Marine Le Pen) c'est la seule qui dit la vérité, les autres n'ont pas de solutions. Avec la crise internationale, on ne voit pas le bout du tunnel. On a tout essayé.» Il n'est «pas raciste du tout», dit-il et trouve la fille Le Pen «plus soft». A côté de lui, il y a Ludovic, 28 ans. Lui vote à gauche, mais cette fois il «hésite». «Au bout d'un moment, ça ne bouge pas, il n'y a pas d'idées neuves, les promesses ne sont pas tenues. Marine Le Pen, elle voit les soucis. Je ne sais pas si elle va améliorer les choses, mais j'ai tendance à l'écouter.»
...
Tout comme Aurélie Duval, jeune maman divorcée que Mediapartavait déjà croisée à Florange en septembre. Trois emplois (cantinière, quelques ménages et l'aide à une personne en fin de vie), 22 heures de boulot pour «800 euros net par mois». Après avoir voté pour les Verts puis pour Sarkozy en 2007, elle est «sûre de voter Le Pen» pour«sa franchise». «Son père était limite nazi, mais elle, elle est plus douce, elle n'a pas d'idées extrémistes», croit-elle. Son déclic, ça a été l'affaire DSK. «Elle a dit: "tout le monde le savait", ça j'ai adoré!» La jeune femme pense qu'il faut «fermer les portes (aux immigrés)», qu'on ne va pas «sortir la Grèce de la merde une seconde fois» et que«la sortie de l'euro c'est une très bonne idée» car il «nous a foutus dans une crise monumentale». «On est dans la misère, ça peut pas être pire», soupire-t-elle.
Le maire PS de Metz reconnaît «une désespérance» des Mosellans.«Les gens se défoulent. Les thèmes du FN comme l'immigration percolent. Le discours d'exclusion "on est entre nous, faut que ça reste comme ça" progresse, la personne d'origine maghrébine, même si elle est française, est assimilée à l'étranger.» Et puis le thème de la fraude sociale, mis en avant par l'UMP et le FN, fait un carton. «Ils ont l'impression qu'il y a des abus au niveau des allocs, des logements, des arrêts maladies. Si quelqu'un a vu quelqu'un dont le fils n'a pas eu un appartement qu'un Maghrébin a eu, ça fait un électeur FN.»

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