Gérard Grunberg:
Telos a suffisamment critiqué l’anti-sarkozysme systématique de la gauche pour pouvoir ici critiquer un anti-strauss-kahnisme de droite qui fleure bon l’entre-deux-guerres dans son idéologie. Que le Premier ministre couvre Jacob en mettant en avant l’anti-strauss-kahnisme d’une partie de la gauche de la gauche est peut être de bonne guerre politique mais moralement condamnable. Ici, la gauche de la gauche et la droite se donnent la main pour dénoncer en réalité en DSK quelqu’un qui n’est « pas de chez nous », pas vraiment près du peuple. Quant [sic] Mélenchon condamne « l’affameur des peuples » il y a cette même vision d’une sorte d’apatride qui, à la tête d’une organisation elle-même apatride, martyrise les « vrais gens » par un chantage de nature financière. Pour Jacob, comme pour Mélenchon, DSK n’incarne pas la France. Il ne peut donc prétendre à la diriger. Pour l’instant, les sondages disent le contraire quels que soient les commentaires farfelus que l’on entend ici ou là. Certes, les choses peuvent évoluer et tout dépendra de la capacité de DSK lui-même à faire une bonne campagne. Mais si droite et gauche de la gauche accélèrent leurs critiques de DSK c’est qu’elles savent désormais qu’il sera candidat et qu’il risque fort de l’emporter. Dès lors, dans leur propagande politique, la question n’est pas de savoir si DSK pourrait être un bon président mais de montrer qu’il n’est pas vraiment un bon français, qu’il n’appartient pas à « la France qu’on aime ».
So, the campaign is on, and the IMF will undoubtedly be a major issue if DSK is the Socialist candidate. It will be interesting to see how Sarkozy plays this. The allegedly nefarious role of the IMF is of course a given for the extreme left,
altermondialistes,
souverainistes, and economic nationalists of all stripes. But Sarkozy, inaugurating the G20 yesterday, called upon his fellow leaders to "
renforcer, j'allais dire rehausser" the international institution, which he sees as the instrument of the "regulated" capitalism he now desires. So one campaign tack might be to say, "The IMF will play a key role in governing the economy, and DSK's abandonment of his post in the heat of battle has diminished France's influence in this important spot." This is pretty weak stuff, however, and DSK can easily counter by making a gift to France not of "his person" (that would recall Pétain, as Christian Jacob has tried to do) but of the knowledge gained from his years in Washington.