Sunday, March 27, 2011

Le Canard noticed

Le Canard enchaîné has been noticed by The New York Times. It deserves the attention for its particularly important scoops this year, one of which led to the resignation of the foreign minister. Alas, I cannot follow Le Canard directly from here in Cambridge, Mass., because it does not publish on the Web. I do read it whenever I'm in France, however.

"La droite prend une tannée"

Jean-Luc Mélenchon, reacting à chaud to the first results of the cantonal elections: "La droite prend une tannée." The announcer on France Culture described this language as "très mélenchoniste," but to my ear it sounds like a direct translation of what Barack Obama said about the Democrats last November: "We took a shellacking." The only difference is that Obama was describing his own party's failure, while Mélenchon is describing his enemy's failure. Early signs are that the UMP has done very badly indeed, and this will lead to calls for Sarkozy to step aside as candidate in 2012. The mood in the Élysée tonight must be rather dark. À suivre.

UPDATE: Le Monde 
Le PS a recueilli 35,05 % des voix au second tour des élections cantonales dimanche, devant l'UMP (18,89 %), tandis que le Front national en a récolté 10,01 %, selon les premières estimations du ministère de l'Intérieur.

Symbolic FN losses: Louis Aliot, Marine Le Pen's compagnon, and Steeve Birois, another party heavyweight, both lost. It seems that UMP voters stayed home and did not vote for these FN leaders.

The Tactical Situation in Libya

The estimable Jean-Dominique Merchet keeps us up to date.

Grass-Roots FN Voices

Yesterday I said that it would be interesting to know what FN voters are saying to themselves about the party's remarkable resurrection under Marine Le Pen. Le Monde obliges to a certain extent. We find a little of everything, from the frankly racist:

"Tous ces bougnoules, ils ne font rien. Ils ont tous les droits, vous savez, ceux qui sont un peu "panachés". Ils roulent en BMW qu'on peut même pas se payer. Il faudrait tous les mettre dans un bateau avec un trou dedans. Tous ces "ben-boulas", ça me bouffe." Elle votera FN au second tour.


To the socially abandoned:


"Depuis la fermeture des houillères, il y a un problème d'emplois et de logements,note M. Schuler. On était pris en charge du berceau au tombeau. Ce ciment a disparu. Il y a un sentiment d'abandon. Il y a aussi une réaction de rejet face au comportement de certaines populations, pas forcément immigrées d'ailleurs. Les autochtones sont déçus, ils ont perdu leur emploi." Et le candidat UMP, condamné en 2007 pour concussion, d'évoquer des "incivilités", des "populations qui ne veulent pas faire comme tout le monde".


To the competitively displaced:


Ici, beaucoup de gens - élus compris - évoquent "les Turcs" qui investissent et"rachètent les bars""Avec les houillères, des étrangers sont arrivés. Il y en a peut-être 30 % qui sont partis. Les autres sont restés. Surtout les Turcs. Ils ont beaucoup d'argent, on les laisse faire ce qu'ils veulent", affirme un artisan d'une quarantaine d'années, qui ne veut pas donner son nom.


To the careerist seeking advantage:


M. Gourlot, 51 ans, agent de maîtrise SNCF et syndiqué CFTC, lui, n'utilise pas ce genre de rhétorique. Il fait campagne en tractant dans les centres-villes et en faisant du "boîtage" dans les lotissements. M. Gourlot se présente comme "le candidat de Marine Le Pen""C'est mieux que de dire Front national", avoue-t-il. S'il essuie quelques refus, d'autres personnes sont très intéressées par son discours. Comme ces quatre amis rencontrés à Carling.


To the CGT trade unionist who retains a bit of the old marxisant social analysis coupled with racist talk from a coworker:


Tous disent qu'ils ont voté et qu'ils voteront pour le FN. L'un d'entre eux affirme être cégétiste, travaillant sur la plate-forme chimique voisine. "Je vote FN pour le social, la défense de la Sécurité sociale. Pas sur les immigrés. La gauche a peut-être pas assez fait ses preuves sur ça. Il faut savoir goûter à autre chose." Un avis que ne partage pas son ami. "La gauche ? ! Et pourquoi on est dans la merde ? Ils ont ouvert les portes, ils sont venus par wagons (les étrangers). Avec tout ce qui traîne derrière, ces jeunes qui ne font rien." Il affirme qu'il vote FN pour "la France aux Français".


To resentment of both immigrants who have risen to positions of responsibility and those who are perceived to be less hard-working than their elders:


Le patron, d'origine algérienne, ne cache pas sa préférence pour le candidat UMP. Comme l'ensemble des gens présents d'ailleurs. Beaucoup sont des fils d'immigrés venus travailler dans les mines. Mais, à demi-mot, ils expliquent le score du FN. Pour Bogdan, 56 ans, "les vieux immigrés se tenaient à carreau. La troisième génération ne travaille pas. Les gens ici sont républicains. Il n'y a aucune adhésion aux idées du FN. Ce n'est qu'un ras-le-bol. Au second tour, ils voteront UMP." "Le seul bulletin que l'on peut mettre contre l'UMPS, comme ils disent, c'est le FN, ajoute un de ses amis. C'est vrai, c'est la même chose l'UMP et le PS. Je pourrais voter FN pour ça."
In any case, it seems clear that "immigration," in one guise or another, is a major theme. Interestingly, Theda Skocpol, in her analysis of the Tea Party that I discussed here yesterday, noted that immigration is an important theme for Tea Partiers as well, but it is not always overtly xenophobic or racist; rather, the complaint is that the immigrants are newcomers who obtain government benefits that "rightly belong" only to those who have "worked all their lives to deserve them." The idea, somewhat confused, to be sure, seems to be that belonging to the longer-implanted group transfers some cumulative merit to the individual, so that if you and your ancestors worked in, paid taxes to, and (perhaps) fought for the nation, be it France or the US, then you are somehow "more deserving" of social benefits such as unemployment insurance, retirement income, medical care, etc. than more recently arrived citizens, even if they too work, pay taxes, fight, etc. And of course if the arrival is illegal, that only compounds the offense in the eyes of the aggrieved.