Friday, April 29, 2011

Le Pen in the Times

The New York Times profiles Marine Le Pen--a remarkably uncritical piece, in my view, quite shocking in the degree to which it lends itself to her effort to differentiate herself from her father and.portray the party as a champion of the working man. "Obama is way to the right of us,” she says, and the interviewer lets her get away with it.

Du rififi chez les Verts

The Greens are anything but a pastoral symphony of late. First, Hulot challenged Joly as the presidential candidate of Europe Écologie-Les Verts. When a political party has to resort to a hyphenated name, you know there's trouble, and now we have confirmation in the confrontation between Cécile Duflot, the incumbent leader, and Daniel Cohn-Bendit, the fiery challenger, who accuses gentle Cécile of running EELV as a "Stalinist" regime. Dany has for some time been floating his idea of transforming what he believes has become too much of a "party" back into a "movement," a decentralized federation of "collectives" locally organized across France. Duflot, he alleges, has created a cult of personality around her person.

That may seem a bit rich coming from a man who is a cult of personality unto himself, and the underlying issues remain a bit obscure to outsiders. Yves Cochet blames resentment at the rise of a younger generation, but DCB's desire to have EELV compete in a broad-based primary of the Left suggests something more substantial and fundamental. He sees power as essential to politics, even of the green variety, and wants to be sure that the next head of state is from the Left. Other greens prefer to keep the party as pure as possible, even if that means shunning the direct exercise of power and influencing government by other means.

Mélenchon, Bouffeur de curé et de premier ministre!

I like to think of myself as a mild, tolerant fellow, but I do now and then enjoy a good bit of anticlerical rant. Jean-Luc Mélenchon obliges with a diatribe against Fillon et cie. I mean, what can you say? Rome makes itself an easy target with its ludicrous haste to capitalize on John Paul II's charisma (in the modern and not the original sense of the word, alas!). A beatification and a royal wedding in the same week! Why, it's enough to make a media mogul squeal with delight, and the Sarko team, fresh from defending laïcité by banning the burqa, will soon be off to Rome to celebrate the authenticated miracle of the late Pope. But let Mélenchon have at them:

C’est la mode des vieilleries de droite les plus éculées. Voir la procession à Rome, le premier mai, fête du travail, d’une troupe de bigots du gouvernement, premier ministre en tête pour assister à la « béatification » de feu le pape Jean Paul II, d’illustre mémoire progressiste. Il y aura aussi les ministres des affaires étrangères, Alain Juppé, et de l’intérieur, Claude Guéant. Ces messieurs les prétendus grands laïcs, membre d’un gouvernement qui s’est spécialisé dans la stigmatisation de la religion des autres, vont à la messe solennelle. Un acte singulier. François Fillon sera le seul chef de gouvernement étranger présent à cette cérémonie, à côté de deux illustres présidents qui sont des monuments de la laïcité européenne, le  polonais et l’italien. Pourtant, la béatification est un acte purement religieux et très étroitement lié au culte catholique. Et d’ailleurs dans un de ses aspects les plus spécifiques et non le moins étrange. Cette béatification n’a aucune signification politique, morale ou autre qui pourrait servir de prétexte à cette présence gouvernementale. C’est juste un rite interne de l’Eglise catholique. En effet, pour que Jean-Paul II soit « béatifié », selon l’étrange coutume en la matière,  il fallait qu'il soit prouvé qu'il ait réalisé un miracle. Rien de moins. Le 14 janvier Benoît XVI en a décidé ainsi. Voyons le miracle à l’origine du déplacement des principaux ministres du gouvernement. Il s'agit de la guérison inexpliquée, en juin 2005, de la religieuse française Marie Simon-Pierre, de la congrégation des Petites Soeurs des maternités catholiques. Sa guérison soudaine dans la nuit du 2 au 3 juin 2005 serait due au fait qu'elle ait écrit le nom de Jean-Paul II sur un papier en l'implorant. C’est ce que croient les autorités de l’église. C’est bien leur droit. Mais c’est à cela que s’associent le premier ministre et les autres grands esprits de son équipe. Voilà où est rendue la France de Voltaire et de Rousseau !