Wednesday, May 18, 2011

Daily Mail Rounds Them Up

A list of DSK's known affairs and encounters. Not the world's most reliable source, so take with a grain of salt. But most of these names are known.

Diplomatic Immunity

DSK can't invoke diplomatic immunity, but other diplomats have escaped prosecution for sexual assault in the US by leaving the country under immunity. (h/t PG)

NYPD Procedures

Since myths about American police work seem to be proliferating in France, it might be useful to link to this account of the NYPD Special Victims Unit's work on the weekend of DSK's arrest. By the way, I understand that the well-known TV show about the SVU airs in France under the title "New York Unité Spéciale."

Cohn-Bendit Says It's Time to Move On

Here:
Daniel Cohn-Bendit revient sur l'affaire Strauss-Kahn : "J'ai soutenu DSK, il incarnait un espoir de battre Sarkozy. Mais ceux qui disaient cela, comme moi, mettaient de côté toute discussion sur sa personnalité.
Or, le train a déraillé. La gauche a perdu un bon candidat, mais c'était un bon candidat abstraitement.
Politiquement il faut tourner la page, DSK ne sera pas candidat à la présidentielle".
Absolutely right. DSK was a hope, but he was "a good candidate abstractly" only. He had not yet proven his ability to persuade the public, to make contact with ordinary people. He might have fallen on his face if the heavens hadn't fallen on him first. The left therefore has work to do, but it had work to do before the fall as well. It's now time to tear ourselves away from the appalling train wreck and get back to work.

American Justice

Le Point has a nice ironic retort to those in France who believe that American justice lacks the delicacy of the French touch:

On en vient même, paradoxalement, à vanter les mérites de la justice à la française, la supposée délicatesse de nos policiers, le confort bien connu de nos commissariats et de nos prisons haut de gamme. Certains, qui prônaient la disparition du juge d'instruction et l'instauration d'un système accusatoire à l'américaine, découvrent brutalement les vertus de ce magistrat indépendant et inamovible qui instruit à charge et à décharge.

Christopher Hitchens on DSK

Here. (h/t Kirk)

Stanley Fischer May Replace DSK

Stanley Fischer, currently governor of the Bank of Israel and formerly a professor of economics at MIT, is a candidate to replace DSK at the IMF. He collaborated with IMF chief economist Olivier Blanchard on an (excellent) advanced macro text. He'd be a good choice.

Libé Article

I mentioned that I was quoted in Libé today. Lorraine Millot, the author of the piece "'Laxisme' contre 'puritanisme'" was kind enough to send me the text:


Si l’on en est arrivé jusqu’à cette affaire du Sofitel, n’est-ce pas aussi la faute des Français qui «savaient» depuis longtemps que Strauss-Kahn était un«prédateur» et n’avaient rien fait pour le stopper ? Depuis dimanche, la question est sous-jacente dans les commentaires des journalistes américains qui reprochent aux Français d’avoir «fermé les yeux» (Wall Street Journal)ou rappellent que l’Hexagone avait ouvert ses bras à Roman Polanski, fuyant la justice américaine pour le viol d’une mineure…
Au «laxisme» français s’opposerait donc la plus grande rigueur morale des Américains… Comme souvent, le cliché est en partie vrai, mais en partie seulement. «D’une façon générale, il est vrai que lorsque des questions se posent sur la vie privée d’un homme politique, les médias américains cherchent à les éclairer, explique Arthur Goldhammer, chercheur à Harvard et auteur du blog «French Politics». Quand, par exemple, une femme politique, comme Aurélie Filipetti, fait état d’une drague "très lourde, très appuyée" que lui aurait infligée un homme politique [Strauss-Kahn, en 2008, ndlr], aux Etats-Unis, les journalistes auraient cherché à savoir ce qui s’était passé, ce qu’il y avait eu de "lourd et appuyé". En France, visiblement, il n’y a eu aucun suivi journalistique. Mais il est faux d’affirmer pour autant que les Américains ne sont que des puritains. Les Etats-Unis aussi sont un pays compliqué, où l’on ne peut prédire à l’avance qui survivra à un scandale sexuel et qui n’y survivra pas.»Fille illégitime. Les chambres à coucher des hommes politiques américains sont loin d’être transparentes, a-t-on pu constater hier encore : plus de dix ans après les faits, l’ancien gouverneur de Californie, Arnold Schwarzenegger (qui a achevé son deuxième mandat en janvier), a soudain annoncé qu’il était le père d’une fille illégitime conçue avec une employée (lire page 15).Avant sa première élection en 2003, Schwarzenegger avait lui aussi été accusé de harcèlement et d’abus sexuels par le Los Angeles Times, qui citait les cas d’une dizaine de femmes différentes. Il n’avait pas été poursuivi, et cela ne l’avait pas empêché d’être élu.
Un autre bel exemple de la complexité américaine est celui d’Eliot Spitzer, l’ancien gouverneur de New York : en mars 2008, il avait dû démissionner après que le New York Times a révélé qu’il était le client régulier d’un réseau de prostituées. Depuis juin 2010, il est le présentateur vedette d’une émission très regardée, tous les soirs à 20 heures sur CNN, où il mène depuis lundi les interviews sur… les turpitudes de DSK. «Il n’y a pas de règles claires, aux Etats-Unis non plus, sur la façon dont on doit couvrir la vie privée des hommes politiques», souligne l’historien Robert Zaretsky, professeur à l’université de Houston. Les déballages sur leur vie privée sont aussi relativement récents, rappelle-t-il : «Personne ne s’intéressait jadis au fait que Roosevelt ou Eisenhower trompaient leur femme. Les liaisons de John F. Kennedy n’ont jamais fait scandale. Et il y avait des rumeurs sur le premier président Bush, qui n’ont pas été tirées au clair.»«Womanizer». Ce n’est qu’avec Bill Clinton que les médias américains ont commencé à se déchaîner sur une affaire qui n’était qu’une liaison extraconjugale, entre adultes consentants, avec une stagiaire de la Maison Blanche, la fameuse Monica Lewinsky. La raison de ce changement serait l’effet combiné de la droite religieuse, qui a pris son essor à ce moment-là, et des nouveaux médias, explique Robert Zaretsky : «Si les choses ont ainsi évolué aux Etats-Unis, depuis Bill Clinton, c’est pour beaucoup dû à Internet, avec notamment le Drudge Report et les chaînes câblées comme Fox News, qui se font volontiers chambres à rumeurs plutôt que collecteurs d’informations. Je pense que la façon dont sont traités les hommes politiques va aussi changer en France sous l’effet d’Internet.» Le cas Strauss-Kahn suggère également que les usages français et américains ne sont peut-être pas si opposés qu’on le dit. Depuis 2007, DSK vivait et travaillait aux Etats-Unis où sa réputation de womanizer était bien établie, sans que cela l’empêche d’être très respecté comme patron du FMI. En 2008, le conseil d’administration du Fonds avait accepté d’étouffer l’affaire de sa relation avec une subordonnée, la Hongroise Piroska Nagy, bien que celle-ci ait indiqué que Strauss-Kahn avait «abusé de sa fonction pour parvenir jusqu’à moi».«Pendant toute la période passée par DSK au FMI, j’ai entendu des rumeurs à son sujet, témoigne un ancien administrateur de l’institution. On disait qu’il ne fallait pas le laisser seul dans une pièce avec une belle femme. Pour choisir ses proches collaborateurs, on faisait aussi attention à éviter les jolies femmes… C’est un vrai problème maintenant pour le FMI car je pense que la police new-yorkaise va vouloir venir poser des questions sur tout cela.»

Prosecutor Is Son of Former Sec'y of State

The prosecutor is Cyrus Vance Jr., son of Jimmy Carter's Secretary of State.

Alleged Victim May Have Had AIDS

According to the Post.

The Kobe Bryant Defense

Denis Lacorne brings up the Kobe Bryant case, which I have also discussed in a number of conversations with friends over the past few days. I haven't looked up the details, but the case went roughly like this: Bryant had sex with a hotel employee who apparently initially gave her consent but then said no when the sex turned rough (Lacorne doesn't mention this). She charged rape, but the physical evidence was inconclusive. She then declined to testify after some sort of arrangement was made with the accused, who probably agreed to pay her an undisclosed sum and who did make a public apology. He was not convicted.

Could something like this happen in the DSK case? Possibly. Financial compensation might mean more to the victim than vindication in court. It would keep DSK out of jail, but his political career would still be over. But if the physical evidence is damning, he could be convicted even without the victim's testimony, I presume (Mitch, what do you think, as a former prosecutor?).

Poor DSK!

Isabelle Germain in the Guardian:


To date, we do not know what really happened. But what we do know is that the way the French media talk about the alleged victims is crucial to cracking the code of silence surrounding sex crimes in France. As it is, whether DSK is guilty or innocent, it looks unlikely that this case will do much to break that code. (h/t TexExile)
I'm not sure that this is correct. I think that the French media, in particular have begun to question how they treat reports of sexual misbehavior. I was interviewed on this subject by Libé yesterday, but the article in which I am quoted is behind the paywall, so I can't read to it. But my feeling is that a lot of soul-searching is underway. Many initial reactions are expressions of shock, but underneath the hostility to "American justice" and its "brutal" ways is, I think, a recognition that France has been too tolerant of macho misbehavior and will have to change its ways. After all, a country that claims to be concerned with the subaltern treatment of women by one of its minorities can't fail to recognize that its majority has also tolerated and remained silent about a fair amount of oppressive behavior toward women as well.

UPDATE: Pierre Haski on the difficulty of drawing the line.

Set Up?

A poll indicates that 57% of the French believe that DSK was set up. Alex Price, in a comment to an earlier post, gives an excellent response to this news, which I reproduce here:


Regarding the 57% who profess to believe in a set up…
If, like me, you counted yourself a fan of DSK, this is not a happy moment. Imagine you’re a socialist militant and were planning to work for him in the upcoming primary. Think how you would feel. (Le Monde has an article, Pour les militants PS, ‘une douche froide,’ that paints a pretty vivid picture.) Denial is said to be one of the stages of grief. If DSK wasn't set up, he is almost certainly guilty, so if you don't want to believe in his guilt, you have to opt for the set up. Everyone has been shocked, stunned, astonished and so on by this business. It was a bombe politique, un coup de tonnerre, un séisme, un tsunami, un choc terrible. But all this violent language, which is really just a pile of clichés, works to obscure the real pain and confusion ordinary people may feel when their hero has suddenly been cut down. This is why I find indignant expressions along the lines of “What about the victim? Why is no one mentioning the victim?” somewhat disingenuous. Of course no one is thinking about the victim, at least not at first. They’re thinking about the one they know and care about. Criticizing BHL’s predictably over-the-top defense of DSK today, Andrew Sullivan cites it as an example of the self-absorbed elite closing ranks around one of their own. But class has nothing to do with it. The families of murderers may be horrified by the crime, but the real punch in the gut comes from knowing that it was *their boy* who did it.
Thanks, Alex. Well said.

A friend of mine, somewhat more peremptory, puts it this way: "Sure, there was a plot. Mr. Kahn plotted against Dr. Strauss and did him in."

Anne Sinclair

Many people have asked how Anne Sinclair, DSK's wife, can have stood by him all these years and even now, in the face of the most serious crisis yet. Le Monde has a good profile, but the mystery remains.

The Consent Defense

A commenter yesterday asked for a more reliable source than the NY Post for the claim that the DSK lawyers were planning to use a consent defense. What is known is summarized here by the Times. The article also contains this sentence:

A law enforcement official said, meanwhile, that “more than one” woman had contacted investigators to suggest they had been sexually assaulted by Mr. Strauss-Kahn, but officials were still determining whether they would go to France to investigate.