Monday, May 23, 2011

DSK's DNA on Dress

Reported by Le Monde. So there was sex. Even if there was consent, DSK is proven to be a monumentally reckless man. And if there wasn't consent ....

UPDATE: Or maybe it means nothing. See comment by Mitch.
FURTHER UPDATE: Scratch that. It's semen, there was ejaculation, and it was found in three places. See comments.

DSK on SNL

Who says Americans don't know or care about the euro crisis?

Christophe Deloire Tells What He Knew, and what "They" Knew

Christophe Deloire, the author of Sexus politicus, speaks of pressure from DSK publicity flack, Ramzi Khiroun, not to publish, says that Hollande and Fabius both tried to prevent Tristane Banon from pressing charges, and says that many journalists knew of the allegations but did not go to print with them.

Valls Is In

Here.

Mélenchon's Problem With Economics

Qu'ils s'en aillent tous. The title of Jean-Luc Mélenchon's book encapcsulates a sentiment that we all share from time to time. Get rid of the lot of them. But if we followed that advice, who would manage our economic institutions? After listening to the first ten minutes of this interview with Mélenchon, I can only hope and pray that it isn't Mélenchon. To illustrate the greed of our elites, he tells us that "they raised interest rates" after the crisis and thus "served themselves again," having already made a fortune on dubious loans and credit default swaps. But in fact central banks lowered rates. To be sure, interest rates rose in countries like Greece, because their precarious financial situation made default more likely. Buyers of Greek debt disappeared, and investors tried to dump their holdings. But this rise in interest rates corresponded to a fall in the price of the bonds already held by banks, pension funds, and other institutions, so they weren't "serving themselves," as Mélenchon implies, but losing their shirts. To be sure, not everyone lost, but Mélenchon doesn't seem to understand the basics of state finance, as he illustrates in his next remark, which is to say that the European Central Bank should have "lent directly" to Greece. But it did buy Greek sovereign debt when no one else would, which gave Greece needed liquidity. How could it "lend directly" to Greece in any other way? Simply by transferring cash to Greece without taking any notes in return? Neither Mélenchon's criticism nor his remedy makes any sense. His emotion, however, is perfectly comprehensible. And that is the problem.

Hollande, Bayrou on Lagarde

On the question of Christine Lagarde to replace DSK at the IMF (link is behind paywall, alas a problem with using Médiapart as a source), Hollande is slightly less supportive than Aubry:

Un peu plus nuancé, François Hollande ne s'est pas rallié à la candidature de Christine Lagarde mais il ne l'a pas clairement contestée. Vendredi à Dijon, il a dit n'avoir « aucune réserve sur la compétence » de Christine Lagarde pour succéder à Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, mais des interrogations sur « l'orientation politique ». « Est-ce que ça peut être Christine Lagarde ? C'est une personne qui a des compétences, maintenant, elle n'est pas de la sensibilité politique de Dominique Strauss-Kahn », a affirmé le député de Corrèze. « Donc, nous allons revenir à une nomination qui est conforme, hélas, à ce qui est l'orientation politique de l'Europe et de Nicolas Sarkozy. » « Sur la personne, je n'ai aucune réserve sur la compétence et je n'ai d'observation à faire que sur l'orientation. »


This is disingenuous, because when it comes to IMF policy, it's hard to say that Lagarde's "political orientation" was any different from DSK's. Perhaps there were differences, but they don't spring immediately to mind, and Hollande would be much more enlightening about his own position if he told us what he thinks they are.


By contrast, François Bayrou is clearly against Lagarde's nomination:


« J'ai vu que les dirigeants socialistes, Martine Aubry et même François Hollande, soutenaient Christine Lagarde. Moi, je ne le ferai pas (...) Peut-être qu'ils ne savent plus exactement où ils habitent (...) Le choix qui est annoncé (de Christine Lagarde, ndlr) se heurte, pour moi, à deux questions principales: en principe, on est nombreux à ne pas approuver la politique économique qui a été suivie par la France » et « la deuxième chose, c'est que Christine Lagarde a été l'acteur principal de l'affaire Tapie ». Et d'ajouter : « C'est elle qui a tenu les commandes dans cette période critique, c'est elle qui est venue devant les représentants du peuple français mentir sur les choix qui avaient été faits. »


At least he mentions the Tapie affair, but on the precise ways in which he thinks Lagarde might implement "the economic policy followed by France" (not further specified) at the IMF, he tells us nothing. This remains at the level of innuendo. 

Éolas Reflects on the Past Week

Some thoughts from Maître Éolas:



Dominique Strauss-Kahn a été remis en liberté (très) surveillée, ce dont je me réjouis au-delà de toute considération sur sa culpabilité éventuelle. Toute personne devrait en principe pouvoir attendre son procès en liberté, la détention devant être vraiment exceptionnelle, ce qu’elle n’est pas en France. Ce principe est mieux appliqué aux États-Unis qu’en France, particulièrement pour les affaires criminelles. Rappelons qu’avant 2000, l’accusé devant une cour d’assises qui était libre devait obligatoirement se constituer prisonnier la veille de l’audience. [my italics]
...
Si bien sûr, et aux États-Unis sans doute plus qu’ailleurs parmi les pays démocratiques ayant un système judiciaire indépendant, une personne qui pourra mettre les moyens nécessaires à sa défense sera forcément bien mieux défendue qu’une personne ne le pouvant point, ici, ce n’est pas la justice new yorkaise qui a imposé des conditions draconiennes à la libération de DSK. C’est la défense de DSK qui a proposé ce qu’on appelle un bail package en béton armé : elle est venue avec cette liberté surveillée clefs en main, en disant : “voilà ce qu’on vous propose”. Le juge s’est pour l’essentiel contenté de dire “D’accord, ça me va”.
,,,
À ce propos, un mot de déontologie journalistique, qui peut et doit s’appliquer aussi aux amateurs publiant sur l’internet. Mener une enquête sur un crime se justifie à mon sens dans deux cas seulement. Soit la justice se désintéresse de faits qu’elle estime non établis ou subit des pressions pour s’en désintéresser. Le journaliste fait alors éclater la vérité, prenant l’opinion publique à témoin, ce qui contraint la justice à agir. Soit la justice a statué mais s’est trompée ou a volontairement mal jugé. C’est la contre-enquête. Mais vouloir se livrer à une enquête parallèle quand l’affaire est en cours et que rien ne semble indiquer que la procédure soit dévoyée est dangereux : cela peut interférer avec le bon déroulement de l’enquête officielle, nuire à la défense ou à l’accusation, et expose au risque de manipulation par une des parties, quand ce n’est pas les deux. Les lecteurs sont intelligents, ils peuvent comprendre qu’on ne peut pas encore savoir si Untel est coupable et qu’on ne le saura pas avant plusieurs mois. L’explication du déroulement de la procédure est une information utile et suffisante. Il n’est que voir dans cette affaire le nombre de rumeurs, de fausses informations ensuite démenties, et d’approximations publiées pour se rendre compte que la course au scoop fait toujours des ravages dans le camp de la vérité. La sagesse s’impose.
I agree fully with everything Éolas says. I also recommend that you read the end of his post, where he explains, from a lawyer's point of view, what "respect for the alleged victim" means. An exemplary post from this fine French jurist--as usual.

Anne Sinclair, Defender of Immigrants in the USA

Marc Cohen reminds us of Sinclair's blog post a few days before DSK's arrest:

Les accros du blog en seront réduits à lire et relire le dernier post signé par la grande conscience aux yeux lavande, mis en ligne le 12 mai, 5 jours avant l’Affaire. A priori, on pourrait penser qu’Anne a eu comme une prémonition puisque le billet s’intitule : « Immigration, décidément, là bas comme ailleurs ». Avait-elle pressenti que là-bas aussi les allogènes ne pensaient qu’à créer des soucis aux braves gens ? Bien sur que non, jamais ce genre de pensées lepenoïdes ne viendrait à son esprit. D’ailleurs elle le prouve dans le corps du billet où elle explique que la droite américaine fait des travailleurs immigrés les boucs émissaires de tous les malheurs de l’Américain moyen.

Portrait of Mélenchon

Here.

Poll Bounce

Both François Hollande and Martine Aubry are more popular than they were before the DSK affair, according to a new poll.

"Ordinary Sexism"

A feminist speaks out: the DSK has served to reveal the sexism that passes for "ordinary" in France.



Caroline De Haas by franceinter

Pécresse Interview in Times

Here.

Why So Much Love?

Matthieu Maffésoli, the author of Sarkologies: Pourquoi tant de haines? wrote the following:

Derrière une langue un peu compliquée, un tantinet pédante par instants (usage du Latin et du Grec, création et jeux de mots), le propos de ce livre est très simple. Il s'agit de dire que la réalité est double, que derrière la face rationnelle, consciente et avouée des choses, se cache une face émotionnelle, irrationnelle, imaginaire, inconsciente ou inavouée qui serait autrement plus déterminante. On retrouve là le credo de l'auteur. Appliqué à ce nouveau sujet, cela donne la thèse suivante : même quand il est au plus bas dans tous les sondages, Nicolas Sarkozy n'en demeure pas moins puissant et aimé des Français car il est « en phase avec les aspirations profondes du peuple » (page 26), « fondamentalement, Sarkozy, en ses aspects changeants, avec sa syntaxe approximative, dans sa théâtralité voyante, avec son côté m'as-tu-vu, au travers d'un désir de jouissance, ici et maintenant, ne fait que tendre au peuple ébaudi un miroir où celui-ci peut voir le reflet de son âme collective » (p. 20). En réalité, la face rationnelle des choses serait celle des « élites éduquées » produisant « l'opinion publiée », tandis que la face émotionnelle des choses serait celle du « peuple » produisant « l'opinion réelle » (p. 14). Le « pays légal » opposé au « pays réel ». Les 200 pages du livre ne sont au fond qu'une longue variation autour de cette unique et simple idée.»

As a reward for explaining why, despite appearances, "the people" actually love their president, Prof. Maffésoli has been made a member of the Institut de France against the wishes of the selection jury:

Michel Maffesoli a été nommé membre de l'Institut Universitaire de France dans des conditions vivement contestées par le président même du jury de sélection, l'économiste Elie Cohen. C'est en effet une intervention ministérielle qui a permis cette nomination, ce qui a provoqué la colère de ce jury et l'envoi d'une missive salée au ministère. Le Jury s'y "indigne du manque de transparence des nominations de 2008." "C'est une atteinte à la déontologie d'évaluation par les pairs qui risque de porter préjudice à la réputation nationale et internationale de l'Institut", concluent-ils. Lire ici l'article paru dans Libération relatant cet épisode peu glorieux. Elie Cohen avait, dans une déclaration à Libération affirmé que Michel Maffésoli «n’aurait jamais été retenu par le jury même s’il y avait eu plus de places.» Lire ici cette mise au point, dans une note sur la politique de Valérie Pécresse en matière de rémunération des scientifiques et universitaires.

Will the Tapie Affair Sink Lagarde?

European pols seem to have made up their minds that Christine Lagarde is the right woman to take charge of the IMF, but that pesky Crédit Lyonnais business keeps cropping up. Of course, Martine Aubry has demonstrated her "statesmanship" by supporting Lagarde, even though her party went to court over the sweetheart deal with Tapie. Daniel Schneidermann reports:

Hypothèse du chroniqueur économique Philippe Lefébure, ce matin sur France Inter : ce soutien patriotique d'Aubry à Lagarde est peut-être lié à son processus de « présidentialisation ». Autrement dit, la mentalité « ça finira bien par passer, et on ne va pas s'embêter avec les juges » serait une qualité consubstantielle, indétachable, du mental présidentiel français.
L'épisode montre à quel point, dans les meilleurs esprits, l'équation mental présidentiel = mentalité maffieuse est incrustée au plus profond. On pouvait nourrir l'espoir, comme le confiait la semaine dernière au Monde un strauss-kahnien anonyme, que la chute en torche de DSK ressuscite, même timidement, l'idée que la « gauche morale » n'est pas forcément perdante d'avance. Ce n'est pas gagné.
(h/t MYOS--and by the way, MYOS, I want to express my gratitude to you, your links are always helpful. Keep them coming. And maybe someday you'll explain the meaning of your pseudo)

In any case, the Europeans seem determined to keep control of the IMF, and Lagarde seems to be the easiest person to agree on, so maybe she'll be home free, despite the flashing warning lights.

Aristocracy?

Ross Douthat--a columnist whom I ordinarily find a bore--has an interesting column this morning. He takes the DSK affair and tries to tease out its larger meaning. And what he comes up with is this:

Moreover, no creative mind could have dreamed up an allegation better calculated to vindicate the perception that today’s Eurocrats are just a version of the old European aristocracy — exercising droit du seigneur in high-priced hotel rooms while they wait to catch a first-class flight to Paris.


His argument is that high-minded "cosmopolitan" technocrats have for decades attempted to counter the will of dozens of distinct "peoples" by creating and managing a social-democratic super-state dependent on a large influx of immigrants to sustain its generous welfare measures while fending off global competitive pressures. This technocracy, isolated from "ordinary" people, evolved into an "aristocratic" elite with its own mores and an arrogant assumption of privilege, extending, in the case of Strauss-Kahn, and if the charges against him are true, to a sort of droit de cuissage.


Douthat may be excused for dramatizing the issue--the demands of the column format are severe. And I'm not sure that the division between certain elites and "the people" is worse in Europe than in, say, the United States, where the Tea Party reaction demonstrates that anti-elitist sentiment can be virulent even if the elite considers itself entitled only to bailouts and not to women's bodies. So perhaps the problem should not be formulated in terms of the European welfare state, which is Douthat's target because it suits his prior ideological commitments. But there is a germ of an idea here that bears further reflection.