Thursday, July 7, 2011

Immigration: The UMP Needs to Poach FN Voters

No surprise: the UMP wants to look tough. It's election season. Of course, attacking dual nationality might alienate voters living abroad, many of whom have two passports, so they're backing off on that. But refusing to regularize the status of anyone who has entered illegally? Polls well on the right, so go for it.

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I'm Quoted in Le Monde

Here, extensively. I don't appreciate the last line, however, which is preceded by a quote taken out of context. What I said was that having sex (if there was indeed sex) with an unknown woman in a hotel room is an imprudent thing for a man who aspires to be president to do. If his reputation is ruined, he might ask himself whether he oughtn't to have been more cautious, especially since he thought there were people out to get him.

The reason I add the caveat "if there was indeed sex" is that I have begun to be extremely skeptical about what we actually know. To my knowledge, all reports of DNA evidence, medical evidence, and physical evidence have thus far been attributed to unnamed sources or issued by the accuser's attorney. I do not know if anything, including the supposed DNA evidence, which is crucial, has been confirmed by the police or prosecutor. Until then, I think we had best go back to assuming that we know nothing, really. The accuser may be unreliable, but so may all the news reports.

Since the article is behind the paywall, apparently, I'm pasting it here:


NEW YORK CORRESPONDANT - La lettre de lecteur, signée Richard Friedman, est parue mercredi 6 juillet dans le New York Times"Je n'ai jamais été aussi fier d'être Américain que depuis l'affaire Dominique Strauss-Kahn, lit-on. Dans quel autre pays une employée d'hôtel immigrée accusant de grave délit sexuel l'un des hommes les plus puissants au monde aurait-elle été autant prise au sérieux ? (...)S'il se retrouve être la victime, bien sûr nous lui devrons des excuses. Mais nous n'avons pas à nous excuser de nous être préoccupés des droits d'une femme pauvre autant que de ceux d'un homme puissant."Lettre symptomatique : au-delà de ce que les Américains nomment la self righteousness, ce sentiment très répandu d'être toujours dans son bon droit, une majorité d'entre eux considère que la justice de leur pays n'a pas dysfonctionné dans l'affaire DSK.
Certes, des éléments de critique émergent. Le point le plus controversé est le perp walk, cette humiliante présentation publique par la police d'un homme menotté et hagard alors qu'il n'est pas mis en accusation. Une "méthode écoeurante visant à présenter un coupable idéal à l'opinion", selon l'avocat Bradley Simon.
Mardi, le maire de New York, Michael Bloomberg, a donné son "point de vue personnel" : "J'ai toujours pensé que le perp walk dépasse les bornes." L'écrivain Michael Greenberg (auteur de Le jour où ma fille est devenue folle, Flammarion, 2010), résume ainsi une attitude fréquente : "Oui, nous autres Américains savons aussi être assez barbares", mais ce sort constitue "la règle commune, appliquée aux puissants comme aux quidams".
L'autre critique porte sur l'atteinte à la présomption d'innocence. Lorsqu'une affaire"tombe à l'eau, il reste une réputation ruinée. (...) C'est une catastrophe", lance Ruth Marcus, chroniqueuse du Washington Post. Mais ces propos détonnent dans l'espace intellectuel et médiatique américain.
La plupart des observateurs que Le Monde a interrogés adhèrent à l'idée résumée d'une formule lapidaire par l'éditorialiste du New York Times, Joe Nocera : "Je ne vois pas où (le procureur Cyrus) Vance a mal agi, au contraire."Pour résumer : il dispose de cinq jours pour faire valider un acte d'accusation sur des faits gravissimes s'ils sont avérés. La plaignante "n'a aucun antécédent. Son employeur se porte garant et des éléments médico-légaux existent". Dès lors, le procureur, sans tenir compte du statut de l'agresseur supposé, a "agi sans peur ni favoritisme. Eût-il fait l'inverse qu'il aurait violé tout ce en quoi nous croyons dans ce pays", défend l'éditorialiste.
Professeur au Centre d'études européennes de l'université Harvard, traducteur de Tocqueville, Arthur Goldhammer abonde dans son sens : "Même sans plainte contre lui, DSK était soupçonné d'avoir des antécédents. Or il allait quitter les Etats-Unis et aucun traité d'extradition n'existe entre nos pays. On ne peut rien reprocher au procureur.""Mieux, ajoute-t-il, comme l'exige la loi, c'est lui qui a informé la défense des évolutions de l'enquête favorables à son client." Pour presque tous nos interlocuteurs, cette précision démontre l'attention que la justice américaine porte au respect des droits de l'accusé.
Des voix discordantes estiment cependant que les motifs du procureur ont été moins nobles. Pour Stephen Holmes, du Centre de droit et de sécurité de l'université de New York (NYU), se vanter du respect des droits de l'individu "dans un pays qui a créé et maintenu Guantanamo est un peu étonnant".
"Aux Etats-Unis, dit-il, un procureur est d'abord un élu qui bénéficie d'un tremplin formidable pour une carrière politique. Pour se faire réélire, il doit montrer qu'il combat le crime. On ne compte plus les arrestations spectaculaires où, six mois plus tard, les poursuites sont abandonnées sans bruit. Avec l'affaire DSK, M. Vance renforçait son image de "défenseur des faibles". Une fois son témoin décrédibilisé, il a dû changer de stratégie."En revanche, la critique de la "presse de caniveau", ces quotidiens qui ont d'abord vilipendé DSK "le pervers" avant de s'attaquer à "la putain", en l'occurrence la femme de chambre guinéenne, Nafissatou Diallo, fait l'unanimité. Jonathan House, médecin et psychanalyste, traducteur du philosophe et psychanalyste Jean Laplanche, y voit le symptôme d'une société américaine "moins compréhensive vis-à-vis de l'ambiguïté et de la complexité que les sociétés européennes".
M. Goldhammer y ajoute le rôle, selon lui "calamiteux", des médias d'information en continu. "Ils doivent sans cesse donner du neuf. Cela crée un cirque qui entrave la bonne information." Là résiderait le mal. L'ancien président américain, "Thomas Jefferson, a écrit qu'à choisir entre un gouvernement et une presse libre, il opte pour la seconde ; et il ajoutait : "Y compris ses branches nauséabondes."" L'affaire DSK est aussi la énième déclinaison de l'affrontement entre présomption d'innocence et presse libre : chez nous, la seconde est mieux protégée. Et c'est ce que veut l'opinion", estime enfin Michael Greenberg.
Reste que, "in fine, le système judiciaire a très bien fonctionné", conclut Irene Finel-Honigman, professeur de finances à l'université Columbia, par ailleurs grande admiratrice de l'ancien directeur général du Fonds monétaire international. Dès lors, en l'absence de dysfonctionnement majeur, l'affaire "ne devrait pas laisser de trace marquante sur l'histoire juridique américaine".
A cette conviction répandue s'en ajoute une autre. "DSK a eu beaucoup de chance,juge M. Greenberg. Les faits criminels restent troublants, mais le procureur a dû faire très attention : l'homme est très connu, a de l'argent et dispose des meilleurs avocats. Un Noir pauvre aurait vu son défenseur lui dire : "Mieux vaut plaider coupable que risquer vingt-cinq ans de prison". Et il aurait accepté cinq ans à l'ombre", poursuit l'écrivain, qui a longtemps officié comme interprète d'espagnol au tribunal. "DSK, lui, n'aura passé que trois nuits en prison. Ce n'est pas cher payé."
Tanya Domi, directrice de la communication de l'université Columbia, partage cet état d'esprit : "Admettons qu'il n'y ait pas eu viol, que la femme l'ait piégé, ce qui est très loin d'être démontré. Comment un politicien aussi puissant peut-il se mettre en situation de se retrouver victime potentielle d'un chantage financier ? C'est faire preuve d'un jugement très pauvre."Le professeur Goldhammer ajoute : "DSK voit sa réputation ruinée ? Peut-être, mais il a été très imprudent. S'il entendait accéder aux plus hautes fonctions, alors il a mérité ce qui lui est arrivé." Ainsi va le regard sur la justice et le respect des droits individuels.Sylvain Cypel

Material Evidence in the Banon Case

There may be some:

L'avocat de Tristane Banon, Me David Koubbi, a assuré, jeudi 7 juillet, que la plainte déposée par sa cliente pour "tentative de viol" contre Dominique Strauss-Kahn repose sur des "éléments matériels", à savoir "des textos envoyés" et "des attestations". "Ce ne sera pas parole contre parole (...) De nombreuses personnes se tiennent à la disposition de la justice pour témoigner", a ajouté l'avocat, sans donner davantage de précisions.

Patrick Weil on UMP Immigration Policy

Weil:



Le parti de M. Sarkozy semble vouloir faire de l'immigration un thème central de sa campagne présidentielle, indépendamment des résultats que cette politique a obtenus jusqu'à présent. Lors de la première convention de l'UMP sur ce thème en 2005, Nicolas Sarkozy avait promis "la rupture" avec une immigration "choisie". Il a fait croire qu'il pourrait remplacer l'immigration familiale ou d'asile par l'immigration de travail. Il a aussi promis une sélection des immigrés par quotas d'origine géographique, sur le modèle de la politique américaine de l'entre-deux-guerres, abandonnée depuis longtemps.
Il y a échoué. Pire, Claude Guéant s'est déclaré ouvertement hostile à une immigration du travail, rompant ainsi avec la politique qu'il avait lui-même mise en place. La convention de l'UMP n'a donc d'autre intérêt que de signaler la tension permanente qu'elle veut maintenir. Comme si l'UMP pensait qu'il fallait droguer l'opinion à ce sujet en lui fournissant une dose de substance, chaque semaine, différente.

Bad Grades for Interior

No wonder Claude Guéant needs heart surgery. The Cour des Comptes has just flunked the Ministry of the Interior (where Guéant was Sarko's chief of staff while Chirac was still president). Remember when ministers were going to be evaluated on the basis of quantitative results provided by American consulting firms? Yet here we have a quantitative evaluation by a respected arm of the French administration that is simply being brushed off by the current minister, who, by the way, will remain on the job, we are told, despite his bypass operation:

En préambule du document sans concession, rendu public aujourd'hui et que Le Figaro s'est procuré (cliquez ici pour lire l'ensemble du document), la Cour des Comptes estime que «face à la montée de la délinquance, les pouvoirs publics ont consacré des moyens croissants, budgétaires, technologiques et humains, aux politiques de sécurité publique. Les forces de police et de gendarmerie ont ainsi, durant la période 2003-2007, couverte par la loi d'orientation et de programmation (LOPSI) du 29 août 2002, bénéficié d'un renforcement de leurs crédits et de leurs effectifs pour accomplir leurs missions. Toutefois, les statistiques du ministère de l'Intérieur font apparaître que les résultats obtenus dans la lutte contre la délinquance ont été contrastés».
Au fil de 248 pages parfois rédigées au vitriol, le rapport de la Cour des comptes évoque tour à tour «l'accroissement limité du nombre de policiers», «un turn-over parfois très élevé», «l'organisation coûteuse du temps de travail des policiers», «une toujours faible présence sur la voie publique», des «réformes difficiles souvent inabouties», «la mise en place laborieuse de la police d'agglomération...»