Monday, September 19, 2011

OFCE Blog

The OFCE now has a blog.

The Incarnation

Stéphane Rozès gives his interpretation of Hollande's lead in the polls:

Ce qui fait aujourd’hui la prévalence de François Hollande sur les autres candidats, ce sont pour l’heure des éléments de posture, qui sont décisifs en amont de la présidentielle. Après son départ de la rue de Solférino, il a déjà commencé à donner à voir aux Français au travers d’un travail sur lui, une préparation y compris sur son apparence, qu’il était un homme libre, certes socialiste, mais se préparant à se laisser habiter par le pays et à co-construire un projet avec les Français. Une présidentielle est un rite laïque où il faut donner des signaux aux Français et donc s’insérer dans l’imaginaire français. Il y a en République, en monarchie républicaine dans les périodes inquiètes une attente de verticalité, de lien direct entre le candidat et le pays sans écran, le PS ou la Gauche. Et François Hollande s’est mieux inséré dans cet imaginaire.
I have mixed feelings about this sort of political analysis: Tout commence en mystique, tout finit en politique (dixit ValéryPéguy), and here there is a bit too much mysticism and a bit too little politics. Still, the interview is worth reading in its entirety.

The Ratings Are In

Five million viewers watched the Socialist debate. Thirteen million watched "The Confessions of Dominique Strauss-Kahn." Jus' sayin'...

The Marrakech Pact

The long-rumored Marrakech pact between Aubry and Strauss-Kahn was reluctantly confirmed last night by the latter. So Aubry would have stood aside to allow DSK to run for president head-to-head against Hollande. And then, no doubt, he would have named her prime minister: it's hard to imagine such a bargain without a quid pro quo. Hollande's minions are already using this pact against Aubry. And what about Royal? In some versions of the rumor, she, too, was party to the pact. There's nothing illegitimate about such a deal, but of course one wants to know more. Was DSK afraid of losing the primary? Why did he choose Aubry rather than Hollande? Were there overtures to Hollande, which he rejected?

If Claire Chazal had been doing her job, she might have asked some of these questions. She might also have asked what, since it wasn't un rapport tarifié ou forcé, Ms. Diallo found so irresistible about the naked IMF director. But as Anne Sinclair's friend, Chazal knew what her function was and performed as intended.

Pigenel on Mélenchon

Romain Pigenel, who is backing Hollande, has some harsh but well-chosen words for JLM:

Il jubile, Jean-Luc. Et on le comprend. Lui qui avait quitté, il y a trois ans, le Parti socialiste peu glorieusement, dans la nuit du Congrès de Reims, avec les forces militantes et l’analyse d’un ultra-minoritaire – expliquant alors que la victoire de la motion de Ségolène Royal sonnait la droitisation ultime du parti – il joue aujourd’hui le faiseur de roi à la Fête de l’Huma. Moitié professeur en gauchisme, moitié Saint-Louis sous son chêne, il reçoit les candidats socialistes, leur remettant son petit livre rouge et prenant la pose avec eux devant un logo Front de Gauche.

Il assure, nous dit-on dans les gazettes, ne pas vouloir « se mêler de la primaire ».

Heureusement qu’il le précise. Car, à lire les comptes-rendus, on avait justement l’impression, au contraire, qu’il tend à s’en mêler, et pas qu’un peu. Sur les candidats aux primaires : « D’abord je note ceux qui ne sont pas venus [à la fête de l'Huma] Quand on est de gauche, on marque sur son calepin la date de la Fête de l’Humanité et on ne prévoit rien d’autre ». Sur Montebourg : « Il me souhaite bon vent, je lui souhaite aussi. ». Sur Ségolène, mi-condescendant, mi-dithyrambique : « j’ai trouvé Royal plus consciente du niveau de rupture à opérer que les autres […] Elle commence à parler notre langue ». Sur François Hollande, sans surprise : « l’arrogance comme on a vu jeudi soir avec Hollande qui se voit déjà président ». Quant à Martine Aubry, qui n’a pu s’empêcher de ré-affirmer ce qui reste sa ligne programmatique la plus claire, le Hollande-bashing (« Je pense que quand on est un responsable de gauche on doit être à la Fête de l’Huma, là où est la gauche. »), elle n’a (nous dit-on) fait qu’une photo muette avec le Chavez-like français, peut-être échaudée par lafraicheur de son accueil au grand raout communiste.
For a more positive take on Mélenchon's influence on the PS, see Bernard Girard.

The New Conventional Wisdom

Jacques Sapir, an ecoonomist and anti-globalization activist, has this to say in a Le Monde interview:
Jacques Sapir : La réaction de Jacques Delors est juste, mais bien tardive. Comment pouvons-nous prendre au sérieux un homme qui a conçu un système dont l'aboutissement logique est la crise actuelle, et qui vient maintenant déplorercelle-ci ? Il faut rappeler le rôle extrêmement néfaste qu'ont eu un certain nombre d'hommes politiques français, ainsi que des hauts fonctionnaires, qu'il s'agisse de Jacques Delors, de Pascal Lamy ou d'autres, dans la déréglementation financière généralisée que nous avons connue en Europe à partir de 1985-1986. Sur le fond, on a voulu faire avancer la solution d'une Europe fédérale sans le dire aux populations.
Delors, Lamy, and others, responsible for globalization and hence for the current crisis: the refrain is familiar, perhaps because we also heard it as recently as last week in a Le Monde op-ed from another, more surprising source: Aquilino Morelle, a former aide to Lionel Jospin, now backing Arnaud Montebourg. In short, an old fight has erupted on the Left, a fight that harks back to divisions in the Mitterrand administration in the period 1981-83. Delors and Lamy, with Fabius, were among those who led the fight for a "more modern" left, one that sought to manage rather than topple capitalism, in particular by lifting restrictions on capital flows.

The story is well-told in a book cited by Rawi Abdelal, Capital Rules, cited by Morelle, and which I am in the midst of reading. I think it's short-sighted, however, to portray this history as one of division within the left and a "betrayal" by a "free-market faction." This interpretation ignores the structural factors that militated in favor of an internationalization of capital. And it's wrong to interpret the current crisis as an inevitable consequence of one bad decision--an original sin, as it were. The initial decision wasn't bad, although as Abdelal points out, the evidence of greater efficiency and growth from a deregulation of capital was at best mixed. But marking Delors and Lamy as fall guys is just wrong, and the cause in which this very partial interpretation is currently being mobilized--the cause of isolationism and protectionism, what was derisively branded "the Albanian solution" in 1982 by those who favored greater openness--calls for the closest critical scrutiny.

A Comment on Moral Error

Dominique Strauss-Kahn, in his interview with Claire Chazal on TF1 yesterday, said the following:
"Ce qui s'est passé ne comprend ni violence ni contrainte ni agression ni aucun acte délictueux, c'est le procureur qui l'a dit", a-t-il assuré.
This is false. The prosecutor said that there was no evidence of violence or force and that he could not prove that a crime had occurred on the basis of testimony from a woman whose credibility he had reason to doubt. What did happen in the Sofitel remains unexplained. Since I have no evidence by which to judge, it's best to remain silent. Strauss-Kahn's confession of "moral error" is a first step toward making amends, but it leaves a good many questions unanswered.

UPDATE: Le Monde compares DSK's statements to the report. And Philippe Bilger here: "Le service calamiteux à rendre à une personnalité intelligente confrontée médiatiquement à un exercice difficile est précisément de lui offrir toutes les facilités et de lui laisser croire qu'elle pourra se dispenser de l'efficacité de la sincérité et de la spontanéité."