Tuesday, October 4, 2011

Juppé and "European Federation"

Has the euro crisis nudged key political leaders in Germany and France closer to a fiscal union? Perhaps. Jean Quatremer notes Alain Juppé's favorable mention of a "European federation," while Wolfgang Schäuble, the German finance minister, seems to be on the same page. (h/t Henry Farrell)

The only problem: I suspect that substantial majorities in both country would oppose the idea--unless, of course, the financial system were to be on the brink of collapse, in which case it will probably be too late.

Juppé and Schäuble may be moving closer, but Sarkozy and Merkel are not.

Presidentialism: Piège à Cons?

Is the outsized importance of the French presidency a detriment to democracy in general? Pierre Brunet and Arnaud Le Pillouer consider the issue:

Bien évidemment, les Français se passionnent pour les campagnes présidentielles et l’abstention y est donc bien plus faible que pour les autres scrutins. Mais c’est là que réside précisément le problème : à prendre comme seul indice de sa popularité le taux de participation à cette élection, on néglige le taux de déception qu’elle engendre, tant la personnalisation et la dramaturgie excessives à laquelle cette élection conduit inéluctablement, nourrissent le mythe de l’homme providentiel. Or, d’une part, la désillusion est toujours à la hauteur du fol espoir que l’on a bien été contraint de créer pour s’extirper des désillusions précédentes. D’autre part, en focalisant toute l’attention du public, cette compétition occulte l’importance (pourtant réelle) des autres scrutins. Aussi l’élection du président au suffrage universel direct est-elle nocive pour la santé politique de notre pays en ce qu’elle laisse place à l’idée que la démocratie pourrait se réduire à la volonté d’un seul homme. Il ne faut dès lors pas s’étonner que l’abstention augmente pour tous les autres scrutins lesquels, médiatiquement moins spectaculaires, apparaissent politiquement moins décisifs. Populaire, l’élection du président ne l’est donc qu’en surface : au fond, elle mine insidieusement la confiance de nos concitoyens dans leurs institutions.