Sunday, November 20, 2011

A Rising Star on the Right

According to Le Monde, Guillaume Peltier, who has been a member of the Front National and follower of Bruno Mégret, has joined the UMP, where his advice is widely appreciated.

Son travail : décrypter l'opinion publique, comme son mentor Patrick Buisson [another transfuge from the extreme right] le fait pour Nicolas Sarkozy. Et dénicher des slogans contre le candidat socialiste que l'on retrouve, au gré des antennes de radio et des plateaux de télévision, dans la bouche des dirigeants de la majorité. "La France de Hollande, c'est la Grèce d'aujourd'hui", c'est lui. 

Polling

A bit early for this, but LH2 has Sarko running neck and neck with Hollande, 29 to 30. I expected a closing of the gap, but not this soon. Marine Le Pen is still the spoiler with 15, but both Mélenchon and Bayrou are at 7 and Joly at 6.

But Hollande would still win handily in the 2nd round, with 58%. My prediction for next May: Hollande, 53-47. You heard it here first.

Les Brigades Anti-Criminalité

Anthropologist Didier Fassin has investigated the work of the Brigades Anti-Criminalité that have been, since 2007 and the dismantling of the police de proximité, the spearhead of the war against crime in the Zones Urbaines Sensibles, or ZUS. He paints a disturbing portrait:

Trois mots en particulier reviennent en boucle dans la bouche des gardiens de la paix : la «jungle», qui désigne la cité, «sauvages» pour délinquants, et le terriblement polysémique «bâtard» employé à tout-va, en guise de «type»,«gars», «individu».
Fassin décrit aussi l’emploi moins généralisé, mais non sanctionné, d’une terminologie ouvertement raciste - «crouille», «bougnoules» -, comme l’affichage décomplexé d’opinions d’extrême droite. Il raconte le poster Le Pen placardé dans un bureau du commissariat, les tee-shirts «732» (référence aux exploits de Charles Martel) portés en intervention, à la vue des administrés. «La racialisation est un effet essentiel de la relation entre les policiers et les habitants», observe Didier Fassin.
...
Selon Fassin, cette double distance (origine socioculturelle et géographique) participe du sentiment d’hostilité vis-à-vis de ce monde - la banlieue - qui n’est pas le leur, confortant d’initiaux préjugés culturalistes. Mécanisme entretenu depuis une dizaine d’années par des directives politiques où la rhétorique volontiers belliqueuse («reconquérir les zones de non-droit», «déclarer la guerre à la délinquance») et truffée de références sur une identité et une cohésion nationale menacées vient valider cette idée que la population des banlieues constituerait en soi un «ennemi». A réprimer, plutôt qu’à protéger.

France's Problem Is Management, Not Workers

The Economist says that the problem with French firms is the way they are managed, not the attitude of workers (h/t Arun Kapil):

As Thomas Philippon, a French economist, pointed out in “Le Capitalisme d’Héritiers”, a 2007 book, too many big French companies rely on educational and governmental elites rather than promoting internally according to performance on the job. In the country’s many family firms, too, opportunity for promotion is limited for non-family members. This overall lack of upward mobility, argues Mr Philippon, contributes largely to ordinary French cadres’ dissatisfaction with corporate life. A study of seven leading economies by TNS Sofres in 2007 showed that France is unique in that middle management as well as the lower-level workforce is largely disengaged from their companies.