Sunday, February 12, 2012

How Sarkozy Grates on Certain Sensibilities

Via Frédéric Martel, a "celebrated cultural figure of the right" reveals why Sarkozy rubs him the wrong way:


Cela dit, je suis aujourd’hui au nombre de ceux qui ne peuvent plus le supporter : sa vulgarité, sa versatilité, son caractère imprévisible, son omniprésence m’exaspèrent. Quant à son attitude par rapport à la culture, elle le condamne à mes yeux. Vous avez vous-même noté tous ses manques, ses défaillances, mais en même temps, vous faites preuve sur ce plan d’une certaine indulgence que je ne partage pas. Non seulement, il est le moins « cultivé » des Présidents de la Vème République, mais il n’a pas compris que « la culture » n’était pas seulement un secteur de l’action gouvernementale mais une dimension de l’action publique dans son ensemble et que, dans notre République, elle impliquait un engagement personnel du chef de l’État. J’ai eu la chance d’avoir un rapport personnel avec chacun de ses prédécesseurs, à l’exception du Général ; et j’ai pu voir, surtout avec Pompidou et Mitterrand, mais même avec Giscard et Chirac, qu’au-delà de leurs « grands projets », la culture était pour eux, non seulement une délectation intime, mais un domaine où ils avaient une impulsion à donner et un rôle actif à jouer. Tel n’est absolument pas le cas de Sarkozy ; et le choix même du sympathique Frédéric [Mitterrand] le montre bien car son absence totale de poids politique affecte gravement ce qui reste de politique culturelle. Quant à la culture de bachotage que lui offre Carla et qu’il étale [avec une] complaisance de parvenu, elle ne trompe personne sur son sérieux.Je vais même plus loin. Ce que je reproche le plus à Sarkozy, c’est l’absence totale chez lui d’une « culture d’État ». Cet homme est incontestablement un virtuose dans l’art du Pouvoir, de sa conquête et, à bien des égards, de son exercice, mais il est complètement dépourvu du sens de l’État. La manière dont il discrédite, court-circuite et désavoue ses ministres, à commencer par le Premier d’entre eux, son zèle ostentatoire à s’occuper de tout en sont autant de preuves. A cela s’ajoute son absence totale de culture historique ; il semble ne pas savoir que si composite dans son peuplement et sa géographie qui la fait, seule en Europe, participer à la fois à l’Europe du Nord et à l’Europe du Sud, la nation française n’a pu se constituer, depuis au moins Philippe Le Bel, que par la volonté de l’État. 

2 comments:

Robert said...

All of which begs the question: If, in fact, Sarkozy is on his way out, will he owe his defeat to his admittedly unremarkable body of work, or to his alleged vulgarité and omniprésence?

DavidinParis said...

Alas, it is once again in the packaging and not on the 'defis' that Sarkozy has faced. In the present economy, would a grand cultural project have endured the scrutiny of the fickle electorate? I doubt it.
It would be more useful to have a list of his accomplishments and failures to have a more informed discussion as to whether he merits another term. Culture aside and his hyperkinetic nature which so annoys the electorate, one needs to concentrate on the facts. Whatever cultural accomplishments France will embark upon (but please do not build yet another museum!!!), it will take a vibrant economy to support it. How about restoring TF1, 2, etc. to commercial free programming? Whatever happened to 'Apostrophe'?