Wednesday, March 21, 2012

Pascal Lamy Looks at French Attitudes toward Europe and Globalization

Pascal Lamy, head of the WTO, discusses French attitudes toward Europe and globalization with Mediapart (h/t Arun Kapil). I am particularly glad to see this piece because it confirms what I said yesterday at a panel discussion of the upcoming elections at Harvard. The French electorate is deeply divided between those who recognize how much France has profited from globalization and those who believe that they and their country are losers in the process. Lamy:
Premier exemple, « l’Europe, victime de la mondialisation ». Faux. « L’excédent commercial de l’Union européenne en produits manufacturés a triplé au cours des dix dernières années, pour atteindre 194 milliards de dollars. » Contrairement aux États-Unis et au Japon, dont la part du marché global a chuté de six points depuis 1995 (à 12,5 et 8 % respectivement), celle de l’UE (hors produits énergétiques) a bien résisté à la montée des pays émergents (– 1,3 point à 19,4 %). La vérité, reprend Pascal Lamy, est qu’avec« la même politique commerciale, les mêmes conditions externes et, pour certains, la même monnaie, il y a des pays européens qui affichent de bonnes performances et d’autres moins bonnes ».

« L’emploi européen, victime d’un dumping social et environnemental » est un autre de ces mythes, poursuit-il. Ainsi, la France « dont 75 % des échanges commerciaux se font avec les pays avancés (Union européenne, Suisse, Etats-Unis, etc.– ndlr) a tendance à perdre des parts de marché là où cette concurrence sociale et environnementale n’existe pas alors qu’elle en gagne plutôt là où se manifesterait ce nouveau “péril jaune” », explique le directeur général de l’OMC.
 Les chiffres sont implacables : la balance commerciale française s’est détériorée en dix ans de quelque 57 milliards d’euros avec les autres pays membres de l’UE, quand elle s’améliorait de 4 milliards vis-à-vis du monde hors UE. Au demeurant, loin d’être ouvert à tous les vents, le marché européen est protégé, par exemple par les normes phytosanitaires. « Pas un poulet brésilien n’entre en Europe sans respecter ces normes », explique Pascal Lamy. Le résultat, évidemment, est que les agro-industriels brésiliens ont investi massivement pour être au meilleur niveau mondial.

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