Wednesday, March 14, 2012

Piketty on Failure in Higher Education Reform

La croissance réelle atteint alors péniblement 7%-8% sur cinq ans, soit à peine plus de 1% par an. On peut se consoler en notant que c’est légèrement mieux que la croissance du PIB sur la même période. Mais si l’on ajoute à cela que le nombre d’étudiants a lui-même progressé d’environ 5% (passant de 2,2 à 2,3 millions), alors la conclusion est claire. Au cours du quinquennat2007-2012, malgré les discours, l’investissement dans le capital humain a presque stagné en France.
...
En tout état de cause, ce n’est pas avec ce type de quinquennat que nous allons rattraper notre retard sur les pays les plus avancés. En attribuant les moyens des organismes de recherches aux étudiants (ce qui est douteux), on arrive péniblement à une dépense totale de l’ordre de 10 000 euros par étudiant en France, quand les Etats-Unis dépassent les 30 000 euros. A ce rythme, il faudrait plusieurs siècles pour combler un tel fossé ! Que l’on ne s’y trompe pas : c’est grâce à cet investissement dans leurs campus que les Etats-Unis conservent leur suprématie économique et leur influence intellectuelle et culturelle, en dépit des failles de plus en plus évidentes de leur modèle politique et social hyperinégalitaire. Pour que la France trouve sa place dans le XXIe siècle, nous devons enfin faire le choix du capital humain et fixer des priorités budgétaires claires. Avec 6 milliards d’euros, on peut augmenter de 50% les moyens de toutes les universités et écoles - et cela nous préparera bien plus efficacement pour l’avenir que les 6 milliards dépensés chaque année pour subventionner les heures supplémentaires, ou bien les 6 milliards de recettes annuelles perdus en ISF et en droits de successions. Il est plus que temps que la campagne s’empare de cette question avec des engagements précis.

1 comment:

Merlin said...

The biggest part of the financing of higher education in the US is private.

Even in publicly funded university students have to pay high fees. This is the key. Students pursue studies that can deliver a return on their investment and not a bac + something whose only output is a lowly job in the civil service.

France produces half of the philosophy graduates in Europe. With probably the same result in "social sciences" whose usage value is probably very high, but whose exchange value is very low and whose contribution to public welfare is nil.

Sarkozy has nothing to do with this system because this is cultural and plays to the benefit of those who knows vs those who believe. Thinking that more money will change anything is wishful thinking. The whole of the French education system has to be reworked.