Tuesday, April 24, 2012

Sociological Data on the Vote

From IPSOS, here:


Comme d'habitude, les plus forts taux d'abstention sont relevés
  • chez les plus : 27% chez les 18-24 ans, 26% chez les 25-34 ans, 28% chez les 35-44 ans, contre 17% chez les 45-59 ans et 14% chez les "60 ans et plus".
  • dans les catégories populaires : 29% chez les ouvriers, 32% chez les "sans diplôme", 34% dans les foyers dont le niveau de revenu mensuel est inférieur à 1200€
François Hollande
L'électorat de François Hollande se caractérise par son homogénéité. Il est en tête dans la plupart des catégories socio-démographiques testées, à l'exception des soutiens traditionnels de la droite, + de 60 ans, retraités, indépendants. Il obtient 30% des voix chez les salariés, 28% chez les personnes à leur compte ; 39% chez les sans diplômes, 31% chez les plus diplômés ("au moins bac +3") ; 30% dans la tranche de revenu la plus basse (revenu du foyer inférieur à 1200€), 31% dans la tranche la plus haute (revenu du foyer supérieur à 3000€) . Deux motivations principales chez ses électeurs : "l'incarnation du changement" (65%) et la stratégie de vote utile pour qu'il obtienne le meilleur score possible au premier tour (80%).  François Hollande a convaincu 71% des électeurs de Ségolène Royal et 27% des électeurs de François Bayrou en 2007.
Nicolas Sarkozy
S'il reste en tête au sein des soutiens traditionnels de la droite, on observe tout de même un recul par rapport à 2007 : -8 points chez les retraités (33%), -2 points chez les artisans, commerçants, chefs d'entreprise (42%). Son électorat s'est prononcé d'abord en fonction de la stature du Président sortant (86% de citations). Mais Nicolas Sarkoy ne retrouve que 73% de ses électeurs du premier tour 2007, 13% ont préféré voté cette fois ci pour Marine Le Pen.
Marine Le Pen
Marine Le Pen est troisième chez les 18-24 ans (18%), assez loin derrière François Hollande (29%) et Nicolas Sarkozy (28%). Elle obtient en revanche le meilleur score chez les ouvriers (29%), devant François Hollande (27%). Sa candidature a attiré 13% de l'électorat 1er tour de Nicolas Sarkozy en 2007, et 9% de celui de François Bayrou. Les deux tiers de ses électeurs l'ont d'abord choisie parce "qu'elle répondait à leurs préoccupations" (67%). Elle est ainsi avec Eva Joly la seule candidate pour laquelle cette motivation est citée en premier.
Jean-Luc Mélenchon
Jean-Luc Mélenchon réalise ses meilleurs scores auprès des professions intermédiaires (14%), des salariés du public (14%), des chômeurs (19%) et des non diplômés (14%). Il récupère 15% des électeurs 1er tour de Ségolène Royal en 2007, et 8% des électeurs de François Bayrou. Au total, 23% des sympathisants de gauche ont voté pour lui, moins pour qu'il soit élu que par souhait que "ses idées pèsent dans le débat" (59% de citations).
François Bayrou
François Bayrou ne rassemble que 39% des électeurs qui l'avaient choisi en 2007. Il fait un peu mieux que son score moyen auprès des plus diplômés (12%), des personnes "à leur compte" (13%)  et des "cadres et professions libérales" (12%).

1 comment:

Anonymous said...

Favorite Hollande quote of the day:
"Les 2,5 milliards d'€ que Nicolas Sarkozy a consacré aux plus riches, je les réserve aux enfants de la République"

Favorite Sarkozy quote of the day:
«La France a une origine chrétienne, contester les origines chrétiennes de la France, c'est ne rien comprendre à l'histoire de France. La France s'est construite autour des rois et de l'Eglise, cela ne fait pas de moi un royaliste. Ce ne sont pas des idées d'extrême droite, c'est le bon sens !»
Also this, which I didn't understand: "Au nom de mon idéal européen, je le dis : nous ne voulons pas d'une Europe francaise"


The French Rush's name is Myard.
Lors d'une réunion des députés UMP, François Fillon dénonce les propos «stupides» et «contre-productifs» de la sénatrice UMP Chantal Jouanno, qui a fait savoir qu'elle voterait PS en cas de duel PS/FN aux législatives. Lundi soir sur Public Sénat, l'ex-ministre a par ailleurs estimé que, face à la montée du FN, la réponse n'était pas «dans la droitisation» des idées. «Mais on s'en contrefout de cette nana qui est en mal d'existence ! Qu'est-ce que vous voulez que cela nous fasse que Chantal Jouanno déconne ! », déclare notamment Jacques Myard.