Monday, July 9, 2012

The CGT on the Eve of the Social Conference

The "social conference" promised by François Hollande begins today. Guy Groux looks at one of the major participants, the CGT, one of France's two leading trade unions, now in the throes of a crisis of succession. But even more important than that, Groux argues, is the difficulty the CGT has had in developing a response to the economic crisis:

La crise économique, financière et budgétaire bouleverse une CGT dont la stratégie revendicative demeure souvent très motivée par la défense résolue des acquis. Or la crise économique et budgétaire rend plus précaires et limitées, l’existence de pratiques redistributives ou celle de nouveaux financements publics ; elle renforce des formes de négociations collectives fondées sur des concessions mutuelles comme celles initiées dans l’Europe du Nord, par exemple. Or, si la CGT a récemment admis le principe de la négociation collective pour aboutir à de réels résultats à l’égard des revendications des salariés, est-on sûr qu’elle est aujourd’hui souvent prête à accepter des compromis impliquant de réelles concessions syndicales ? On peut en douter au regard des postures de dénonciation qu’elle adopte sur les accords liant l’emploi et la compétitivité des entreprises, la réforme des retraites, la récente augmentation du SMIC, la baisse envisagée des effectifs de fonctionnaires, les projets gouvernementaux sur la régularisation des travailleurs sans papiers, l’existence d’un pacte budgétaire européen, pour ne citer que ces exemples majeurs. Au fond, la culture historique et revendicative de la CGT se défie profondément des tendances à l’œuvre dans le capitalisme d’aujourd’hui tandis que la crise économique actuelle met en cause, et plus que jamais, l’essentiel des stratégies revendicatives de la centrale fondées sur un fort attachement aux acquis collectifs, statutaires ou juridiques des salariés. D’où un hiatus profond entre l’organisation de Bernard Thibault et le contexte économique où elle agit.

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