Monday, July 23, 2012

Du Rififi chez les ex-Sarkozystes

Defeat is a beautiful thing in politics because it strips away all the hypocrisies that surround power as long as it lasts. Thus we learn that Raffarin saw Fillon as a man "sérieux, secret et solitaire" who lacks the stuff of a "party leader," though other "missions of the first rank" might be found for him at some future date. Copé, on the other hand, gets Raffarin's support not because he has the stuff of a party leader but because he was loyal to Raffarin when the latter was prime minister--"he scratched my back, so I'll scratch his," a high political principle, to be sure. Meanwhile, NKM has thrown her hat in the ring, while Bruno Le Maire, as we saw last week, has timidly dipped his toe in the waters.

NKM and Le Maire are running on what they call their "ideas," although no actual ideas are in evidence. What they mean by "ideas" is a readiness to reconsider the premises of Sarkozy's program. Having judged that the party received a "whupping," both think that they need to put a new face on the interests that the UMP represents. Copé, on the other hand, is interested only in lining up big battalions behind him. He has the stuff of a party leader, dixit Raffarin, which means first and foremost knowing how to count. Fillon, on the other hand, is counting the number of party members who can't stomach Copé. This is substantial but probably not quite enough to put him over the top. So it's not a very edifying contest on the right, but at least it distracts the UMP from what would otherwise be its full-time occupation, sniping at everything Hollande has done. With the exception of Raffarin, who actually has some remarkably kind words for the new Socialist government. In fact, I'm surprised that these judgments didn't cause more of a stir than his relatively mild dig at Fillon:


Comment jugez-vous les premiers pas de la présidence et du gouvernement socialistes ?Le mérite de l'exécutif, ces premières semaines, c'est d'apporter un certain apaisement, dont la société française avait besoin. Je vois plusieurs éléments positifs, notamment en matière de politique étrangère : Laurent Fabius semble avoir réussi sa mise en trajectoire.
Mais apaiser n'est pas anesthésier, et je crains que l'évaluation que fait M. Hollande de la crise manque de gravité. Par exemple, le choix de la loi organique plutôt que de la loi constitutionnelle concernant la "règle d'or" serait un mauvais signal, à la fois pour nos amis allemands et pour les marchés. Je crains que de trop nombreuses décisions ne soient reportées à 2013. Les impôts tout de suite, les réformes demain, c'est dangereux.
Que pensez-vous de la suppression des exonérations de charges sur les heures supplémentaires votée mercredi à l'Assemblée nationale ?Je comprends qu'il s'agit de tenir des promesses. Mais je pense que la décision est mauvaise. Nous n'avons pas la même philosophie que la gauche en matière de travail. La droite est favorable à l'augmentation du travail, la gauche au partage du travail. C'est un vrai clivage.
La gauche semble s'être convertie à la baisse du coût du travail, est-ce une bonne nouvelle ?Progressivement, la réalité s'impose à tous les gouvernements. Trop de socialistes ont cru que la crise était imputable à Nicolas Sarkozy. Mais ce dernier est parti, et la crise et ses effets sont toujours là. M. Louis Gallois [ancien président d'EADS, commissaire général à l'investissement] a appelé à un"choc de compétitivité" pour la France, c'est le nouvel "impératif industriel". Je pense que c'est un début de lucidité économique.

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