Tuesday, September 4, 2012

Mediapart's Scoop

Mediapart has a scoop. According to the online newspaper, the recent flap between Moscovici and Montebourg is the result of the former's use of an emergency procedure to select the consultant who would advise the government on setting up the public investment bank that was one of François Hollande's campaign priorities. Montebourg was deliberately cut out of the loop:

Selon nos témoins, les banques sollicitées tombent pour beaucoup d’entre elles des nues. Car il ne s’agit pas d’un appel d’offres, comme elles en voient souvent passer et auxquels elles cherchent périodiquement à concourir : aucun document écrit n’est transmis aux banques sollicitées ; et il n’est pas demandé à ces mêmes banques de produire elles-mêmes un document. Non ! Pendant tous ces premiers jours du mois d’août, tout se passe de manière orale. Et alors qu’il s’agit d’un projet majeur pour le quinquennat, c’est une procédure d’urgence qui est choisie, très peu souvent usitée. En clair, c'est à la va-vite, un vendredi, juste avant un week-end, que des banques sont démarchées, afin qu'elles se prononcent dès le mardi suivant sur l'un des grands projets du quinquennat, sur lequel elles n'ont au préalable jamais travaillé ni réfléchi. Ubuesque...
Pour finir, toujours sans que le cabinet d’Arnaud Montebourg n’en soit informé, quatre banques d’affaires viennent à tour de rôle ce mardi 7 août exposer à Bercy leur vision de la BPI et les honoraires qu’elles pourraient solliciter. Tout cela est bâclé, les banques candidates n’ont eu aucun délai pour travailler au sujet – sont-elles d'ailleurs compétentes ? –, mais enfin, les quatre établissements, dont la banque Lazard, la banque Rothschild, Crédit suisse et une quatrième banque d’affaires, ont une heure chacune pour convaincre les hauts fonctionnaires devant lesquels ils planchent.
What's more, the paper suggests that Moscovici, once close to DSK, sought to cover up the unusual circumstances of  his choice of the Banque Lazard, headed by Matthieu Pigasse, another former associate of DSK, by shifting suspicion to Montebourg.

Longtemps proche de Dominique Strauss-Kahn, dont le même Matthieu Pigasse a été dans le passé le collaborateur, veut-il écarter le soupçon que le choix de Lazard était largement joué à l’avance ? Le plus étrange dans l’histoire, c’est que cette mauvaise manière faite à Arnaud Montebourg et à son cabinet, qui ne sont pas associés à cette consultation, se double d’une faute. Selon le témoignage de l’un des hauts fonctionnaires que nous avons consultés, l’article 6 du contrat de mission passé entre l’APE et la banque Lazard prévoit expressément que l’APE devra s’assurer que l’affaire n’est entachée d’aucun conflit d’intérêts. Alors pourquoi le cabinet du ministre du redressement productif n’est-il pas destinataire des notes de l’agence ? Et pourquoi faudra-t-il que l’affaire éclate au travers de cet article du Nouvel Observateur ? C’est le côté obscur de l’histoire car en ne procédant pas à un appel d’offres classique, en veillant à ce que la procédure se déroule avec le moins de traces écrites possible, le ministère des finances et l’APE prêtent le flanc au soupçon.
Ont-ils voulu placer Arnaud Montebourg dans l’embarras ? Ou ont-ils pensé que l’intéressé mettrait son veto au choix de Matthieu Pigasse comme banquier d’affaires ? D’un phrase, c’est ce que l’intéressé a suggéré en faisant valoir qu’on ne peut pas créer une banque nouvelle en s’appuyant sur les recommandations d’une banque ancienne, engluée dans les mœurs financières qui ont conduit à la crise que l’on connaît.
There's a lot of inuendo here. Is any of it true? Hard to know. But it does seem that Montebourg, who was to have joint authority over the BIP, was deliberately circumvented. What's more, Montebourg allegedly wanted both a different structure for the BIP and a much larger capitalization:

Et puis surtout, selon les témoignages que nous avons recueillis dans les directions financières de Bercy, Arnaud Montebourg souhaite que la force de frappe de la nouvelle banque soit non pas de 30 milliards d’euros mais de… 200 milliards !

OK, so by now you're saying to yourself what I'm saying: this article, by the tireless Laurent Mauduit, has the earmarks of a plant by Montebourg--full of leaks designed to discredit his rival Moscovici and put himself in a highly favorable light. And no doubt that is what it is. But what is interesting here is the substance of the alleged interministerial conflict: a conflct that goes to the heart of the Hollande presidency. Will Hollande make a serious effort at a Keynesian stimulus--€200 billion is serious money? Or will he settle for window dressing (€30 billion is window dressing)? Has Keynes definitively lost the battle, or was this episode just a skirmish in a larger war? Where does Holland stand on all this? And--one last question raised by the article but not discussed: Is DSK lurking somewhere in the wings, feeding signals to the players still in the game, from which he has been barred for life?

Laurent Mauduit and Mediapart deserve credit for raising these questions, even if they can't provide all the answers. By contrast, Le Nouvel Obs, which first broke the story, seems to have been a willing tool in Moscovici's game.

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