Thursday, May 17, 2012

An Interesting Observation about the Government

Bernard Girard makes an interesting observation about the government that I haven't heard anywhere else:

Il est intéressant de comparer ce gouvernement et le premier de Pierre Mauroy : on y trouve plus de femmes, plus de ministres issus de la diversité mais aussi plus d'agégrés et, surtout, d'héritiers de la bourgeoisie intellectuelle, de cette bourgeoisie du savoir qui a accumulé un capital universitaire, des postes dans l'université et pour certains au moins une réputation internationale : les pères de Moscovici et Touraine sont des intellectuels de grand renom, Peillon (qui a été directeur de recherche au CNRS) est le neveu d'un professeur au Collège de France… Mauroy recrutait, lui, plutôt des infirmiers et des profs de l'enseignement technique.

Girls Behaving Badly?

DSK gave French men a bad reputation. Is misbehavior in high places rampant among French women as well? The Daily Mail would have you think so. British bias or wanton defamation?

Aubry Will Be Leaving the Leadership of the PS

It's inevitable, says her close collaborator François Lamy, who will be in the Ayrault government:
"La logique voudrait qu'elle parte après les législatives,dit M.Lamy. Mais elle sera attentive à ce que ce ne soit pas "après moi, le déluge"

Announced candidates for the leadership post are Harlem Désir and Jean-Christophe Cambadélis. If these are the two candidates, please let it be Désir.

Duy Sums Up

Tim Duy sums up the current state of play in Europe. If David Cameron can appear clairvoyant, that says something about the persistent denial of reality in other European capitals:



On the issue of internal fiscal transfers, British Prime Minister David Cameron is joining the chorus of policymakers calling on Continental leaders to understand the extent of their problem:
“Either Europe has a committed, stable, successful eurozone with an effective firewall, well-capitalised and regulated banks, a system of fiscal burden sharing and supportive monetary policy across the eurozone or we are in uncharted territory which carries huge risks for everyone.”
That pretty much summarizes the situation. The institutional structure, the fiscal plumbing, simply isn't present in the Eurozone to adequately adjust for asymmetric shocks. End of story. Either get that structure in place or accept that the project is a failure. Can Europe make such a transition fast enough? Yes - with German leadership to offer a mix bilateral transfers, Eurobonds, and ECB commitment to stand as lender of last resort to all the region as a whole. Economically possible and politically possible, however, are two different things.

B+ or Incomplete?

After reading the Mediapart reportage on the Ayrault government, Arun Kapil raised his grade from B+/B to unambiguous B+ (see links in two previous posts). I had the opposite reaction. What does it matter if the government includes a dynamic nanotechnologist or an outspoken proponent of gay rights if it fails to articulate a clear position on the major issue of the day, which is the "euro crisis"? I put the words "euro crisis" in scare quotes to indicate that this is shorthand for a whole host of other issues: How to revamp EU institutions, how to redress internal European imbalances, how to enhance the competitiveness of French firms to that end, how to redistribute the gains from global trade more fairly, etc. etc.

What I see in the Ayrault government is exactly what I saw in 11 years of Hollande leadership of the Socialist Party: a meticulous distribution of rewards among competing currents with no attempt to make a judgment about the ultimate purpose of the power that is so carefully subdivided. So, Fabius, as Arun puts it, still has a substantial "coterie" of support within the party; better to keep him on board. Montebourg got 17% of the primary vote, so invent a ministry for him. Lots of Socialists voted No in 2005, so put Cazeneuve in charge of European affairs, and don't worry about the symbolism of the Fabius-Cazeneuve tandem because Ayrault speaks German and is the boss man anyway. And if the No faction was a reaction against the overemphasis on liberalism in the "social liberal" current of the party, balance that off by putting Economy and Finance in the hands of Moscovici, who is un tantinet more liberal than the president himself.

This idea of politics as fine-tuning, careful calibration, and sage counterbalancing is, I submit, what kept the Socialist Party out of power at the national level from 1995 to 2012. It is what the old Hollande stood for, which I hoped the new Hollande had left behind. The presidency is the summit from which one hands down the tablets, but instead of writing a new Bible, Hollande seems intent on weaving the old traditions together into a syncretic compromise. This is not the time. He must choose.

Mediapart Reviews the Ayrault Government

Here.

Two observations worth mentioning:

Ministre délégué aux affaires européennes : Bernard Cazeneuve
Le député de Cherbourg, spécialiste de la défense, rapporteur de la mission parlementaire sur l'attentat de Karachi, hérite des affaires européennes comme ministre délégué. Il n'en est pas à proprement parler un spécialiste. Proche de Hollande, il fut lui aussi, comme Laurent Fabius, un partisan du “non” au référendum européen de 2005 et a également voté contre le traité de Lisbonne. C'est ainsi un signe fort adressé aux autres pays européens: les partisans du non sont désormais les acteurs principaux de la nouvelle politique européenne.


and
Ministre de l'économie et des finances : Pierre MoscoviciLa nomination de Pierre Moscovici à ce poste est l’une des surprises de ce nouveau gouvernement. D’abord parce que celui qui a été le directeur de campagne de François Hollande durant la campagne présidentielle n’était pas le favori pour devenir le patron de la forteresse de Bercy. C’est Michel Sapin, ami proche du nouveau chef de l’Etat, qui semblait prédestiné à hériter de ce très important maroquin.
Mais la surprise ne porte pas que cette question de jeu de chaises entre les dignitaires socialistes. Elle est plus profonde que cela. Car Pierre Moscovici, qui aura donc la haute main sur la politique économique, incarne une sensibilité qui n’a pas toujours été celle de François Hollande. Une sensibilité peut-être un peu plus libérale ou droitière… Ce constat doit certes être manié avec précaution, car le nouveau président de la République a lui-même conduit une campagne qui, en matière économique, ne s’est pas distinguée par ses accents radicaux. Et Pierre Moscovici y a donc pris sa part, sans le moindre état d’âme. De surcroît, les deux dirigeants socialistes ont longtemps été des amis proches : au début des années 1990, ils ont ainsi fait ensemble un cours en commun à l’Institut d’études politiques de Paris, et ont prolongé ce travail en tandem en en faisant un livre L’Heure des choix (Editions Odile Jacob, 1991).
Il reste que Pierre Moscovici est une pièce rapportée dans la “famille hollandaise”. Longtemps, il a été le plus proche collaborateur de Dominique Strauss-Kahn et a donc été l’un des défenseurs du courant social-libéral que l’ancien patron du Fonds monétaire international (FMI) a voulu incarner. L’installation de Pierre Moscovici dans l’un des ministères les plus puissants doit-elle être interprétée à l’aune de ce parcours ? Suggère-t-elle que la politique économique conduite par le nouveau gouvernement sera globalement très peu hétérodoxe, ou si l’on peut dire, un tantinet libérale ?
Ministre délégué au budget : Jérôme Cahuzac
D’autres signes peuvent le suggérer. Il y a d’abord le choix de Jérôme Cahuzac au budget. Celui-là était, certes, beaucoup plus attendu. Ancien président de la Commission des finances de l’Assemblée nationale, il maîtrise parfaitement à ce titre tous les rouages de la politique économique et fiscale et n’aura pas besoin de rodage pour prendre en main le ministère dont il a la charge. Il a de surcroît joué un rôle clé dans nombre de batailles conduites à l’Assemblée par le Parti socialiste, et tout particulièrement celle pour faire la clarté sur le scandale Tapie. Il a manifesté dans ce cas une formidable pugnacité.
Il n’empêche ! Lui aussi était un proche de Dominique Strauss-Kahn et défend de longue date des priorités de politique économique d’inspiration également plutôt libérale ou sociale-libérale.
Cela s’est d’ailleurs remarqué pendant la campagne présidentielle puisque Jérôme Cahuzac s’est à plusieurs reprises distingué en donnant des interprétations très libérales du programme de François Hollande et notamment en suggérant que la réforme fiscale prévoyant la fusion de l’impôt sur le revenu et la CSG n’entre pas en vigueur.
Le tandem Moscovici-Cahuzac se charge donc d’un sens politique indéniable : il ne sera pas de nature à apaiser les craintes de la gauche du Parti socialiste et encore moins du Front de gauche. C’est plutôt une sensibilité droitière qui est investie de pouvoirs très puissants.

Arun Kapil Reviews the Ayrault Government

Here.

A French Professor Looks at Harvard

Stéphanie Grousset-Charrière has wrriten a book based on her year as an assistant professor in Harvard's sociology department: La Face cachée de Harvard 
"A Harvard, on ne forme pas que les étudiants, on forme aussi leurs enseignants, les façonnant à l'image qu'ils se doivent de dégager. On n'a pas le droit d'être malade et, même avec 39 °C de fièvre, on assure ses cours ; on doit être bien habillé, souriant, avenant, et montrer l'exemple. Ponctualité, amabilité, serviabilité, compréhension, efficacité, disponibilité, compétences, performance, rigueur sont autant de qualités attribuées au personnage de l'enseignant."
This makes Harvard sound a bit like China. I put in my time across the street from the Sociology Department, at the Center for European Studies, where one does have the right to be sick and where work is less regimented than work at Foxconn. Dress ranges from slovenly (me) to elegant. There are frowns as well as smiles. Friendliness is valued but not required. I hope that Prof. Grousset-Charrière's work demonstrates the rigueur she acquired at Harvard, but the superficiality of these observations makes me less than confident.