Sunday, September 16, 2012

Europe Is the New Green

A group of 30 economists proposes a reinvention of Europe around a set of policies to preserve the environment. Eloi Laurent explains what they have in mind. See also here.

TSCG

A small but telling sign of the times: when the Socialists were out of power, they referred to the European fiscal pact derisively as "Merkozy." Sarko was Merkel's lap dog, of course, as everyone knew, and Hollande had one word for the lickspittle: "Renegotiate!" But now that the Socialists are in power, the treaty has been rebaptized with its proper name: Traité sur la Stabilité, la Coordination, et la Gouvernance, or TSCG. Because, after all, how could the Socialist Party call for ratification of "the Merkozy pact," which rhymed with "pact with the devil."

A vote on the TSCG by the Assembly is shaping up to be the latest dramatization of the split that has existed within the left since 2005. This time, the Communists and Mélenchon will incarnate the No vote. We had an early preview of the script at the Fête de l'Humanité, which this year was boycotted by nearly all the Socialists, including Montebourg and Valls and Aubry, who put in appearances last year when they were running for president. But now two of them are ministers, and winks of connivence with the left wing will not do. Among ministers, only Vallaud-Belkacem showed up, and she was booed for her troubles.

Meanwhile, Mélenchon wants a showdown over the concept of "Europe":
« On veut maintenir ouvert le sillon de 2005, que tous nos adversaires font tout pour refermer, explique-t-il. Le oui et le non ne sont pas “réconciliables”, il n’est pas question de se réconcilier, on n’est pas fâchés, on est juste en désaccord politique. » Selon lui, le premier but de la mobilisation anti-TSCG a un premier objectif, à défaut d’obtenir un référendum ou un vote contre au Parlement : « Il faut que nos concurrents expliquent pourquoi ils vont au bout de cette logique européenne. »

French Divergences Over the Future of Europe

In an important article, Mediapart reveals that there are serious divergences within the French government over the future of Europe. Angela Merkel wants to work toward a closer political union, with greater central control over national budgets. She has allies within the French finance ministry, but the plan is met with skepticism at the Quai d'Orsay, where longtime Euroskeptic Laurent Fabius dominates:

Officiellement, Bercy a été chargé de faire des propositions. Un groupe d’experts, dominé par la puissante administration du Trésor, planche sur le sujet. On retrouve dans ce cercle le patron du Trésor, Ramon Fernandez, un ancien proche de Nicolas Sarkozy, sa numéro deux Claire Waysand ou encore Thomas Philippon, un universitaire spécialiste des questions financières, conseiller auprès de Pierre Moscovici. Mais parallèlement, le quai d’Orsay produit ses propres notes. Et incontestablement, les deux ministères ne sont pas sur la même longueur d’onde. « Entre la ligne Fabius et la ligne Mosco, il y a des différences, notamment sur le pouvoir de la Commission. Le quai d’Orsay a fait une note moins intégrationniste que Bercy et Moscovici », dit pudiquement un ministre du gouvernement.

Selon nos informations, Bercy plaide notamment pour la mise en place d’une assurance chômage européenne et défend un budget européen appréciable, qui renforcerait les pouvoirs de la Commission, à Bruxelles. Bref, un grand chambardement, qui pourrait préparer le terrain à un aménagement des traités. À l'invitation du think tank Bruegel, le 6 septembre à Bruxelles, Pierre Moscovici a détaillé les grandes lignes de sa vision de l'Europe, qui pourrait en faire tousser certains côté PS : « Les gouvernements devront faire preuve de volonté politique, et s'assurer d'une légitimité démocratique suffisante, pour dépasser les failles institutionnelles de l'euro, en renforçant l'union budgétaire. Ce qui pourrait déboucher, peut-être, au bout d'un certain temps, sur du fédéralisme. »

Cette perspective suscite la plus grande méfiance de Laurent Fabius et de son ministre délégué aux affaires européennes, Bernard Cazeneuve, tous deux défenseurs du « non » en 2005.« D’un côté, on a un lobby techno à Bercy qui veut aller beaucoup plus loin en terme d’intégration avec un budget important et des dépenses de transfert, notamment dans le social, une plus forte surveillance budgétaire avec, à terme, la Commission européenne comme seule instance crédible. De l’autre, on a une option très prudente plutôt incarnée par Laurent Fabius qui dit qu’on est déjà allé très loin », décrypte un haut fonctionnaire. Aux yeux du Quai, les « fédéralistes » de Bercy passent pour de doux rêveurs, qui ne se rendent pas compte des risques politiques qu'il y aurait, pour l'exécutif, à s'engager sur la voie d'une nouvelle convention européenne.