Sunday, April 14, 2013

A German Anti-Euro Party

Alternative für Deutschland, the new German party which claims to be anti-euro but not anti-EU, will hold its founding convention today. Make no mistake: this is not an anti-capitalist uprising by angry workers who resent the wage restraint that has been imposed on them by Germany's export growth model. It is a party of the right, even the extreme right:
Claudia Roth, présidente du parti écologiste Die Grünen, reproche ouvertement aux honorables professeurs « d’aller pêcher leurs voix à la droite de la droite ». Et l’AfD peut difficilement renier la dimension populiste de son message. Selon les flyers du parti, l’Allemagne « vit la plus grave crise de son histoire » et l’introduction de l’euro a été « une décision fatale qui menace notre bien-être à tous ». Pour la nouvelle formation, les partis classiques ont échoué. Ils sont « rouillés et au bout du rouleau ». Angela Merkel n’a cessé « d’enfreindre les règles du Traité de Masstricht ». Même l’allié libéral de la chancelière, le FDP, ne trouve plus grâce aux yeux de l’AfD depuis que ses dirigeants ont tout mis en œuvre, en 2011, pour étouffer une révolte interne conduite par le jeune député Frank Schäffler. Celui-ci espérait contraindre son parti à voter contre la mise en place du Mécanisme européen de stabilité (MES).
« Leurs prises de position recoupent la rhétorique de la droite populiste. Les prophéties du naufrage national, qui soit dit en passant ignorent le rôle réel de l’Allemagne en profiteur de l’euro et de la politique européenne, se retrouvent chez tous les partis populistes européens qui s’appuient sur la même thématique de la peur et du ressentiment : la perte de la souveraineté nationale, la soi-disant immigration non contrôlée, etc. », explique le sociologue et spécialiste de l’extrême-droite Alexander Häusler. Le politologue Oskar Niedermayer préfère néanmoins qualifier la nouvelle formation de “bourgeoise-conservatrice” et estime qu’il est prématuré de la classer dans les rangs d’une extrême droite populiste à la Gerd Wilders ou à la Marine Le Pen. Sur l’immigration, le programme de l’AfD n’évoque aucunement l’islam. Il veut cependant restreindre le volume des immigrants et introduire un système de points à la canadienne pour favoriser l’arrivée d’immigrés bien formés aptes à servir l’économie allemande. Mais c’est une logique qu’adopte également le gouvernement Merkel.
The party is led by economists such as Wilhelm Hankel, Wilhelm Nölling, Karl Albrecht Schachtschneider, and Joachim Starbatty, and the former president of the Federation of German Industry, Hans-Olaf Henkel. It is remarkable that Germany, which has profited more from the euro than any other country, has developed such a robust opposition to the single currency: the AfD has scored as high as 25% in early polling. This is a party to watch. The fate of the euro may depend on it.

4 comments:

bernard said...

ok, I'll watch it, though I doubt your prognosis. There's always been a small intellectual minority in Germany that was strongly anti-euro and loved to sue - they lost every lawsuit. They are very similar to the minority in the US who is always concerned about imminent hyper-inflation, no matter what the evidence is. They make a lot of noise but have little future in real polls, as opposed to opinion polls where people can vent their frustrations at have to foot a lot of bills.

Anonymous said...

This is helpful for Merkel. She'll have a ready domestic excuse for digging in her heals as intra-European euro-crisis negotiations persist.

Kuta Bali said...

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FrédéricLN said...

Out of topic: we mourn together with Bostonians and the American nation and reach out to the families and friends of the victims.