Monday, May 27, 2013

An Appalling Portrait of French Universities Today

Le Monde does not mince words. The university of Perpignan, the subject of its portrait, is said to be rife with "students" whose only interest is meeting the minimum requirements for holding on to the scholarship money (470 euros per month for 10 months) that allows them, in conjunction with permitted work elsewhere, to "survive the economic crisis." They turn in empty exam books, because one must take the exam to hold on to the scholarship. They turn up in class only as necessary to qualify to take the exam and do nothing while they are there.

The university president is livid:
"Ces faux étudiants existent depuis toujours mais nous notons une accélération depuis deux-trois ans, en lien avec le chômage des jeunes et l'absence de dispositif de soutien financier pour cette période de transition entre lycée et activité", indique Fabrice Lorente. ...Le président de l'université s'agace : tout cela affecte ses statistiques de réussite en première année. "On nous en fait le reproche. Mais ces étudiants ne veulent pas travailler ! Et le système de répartition des moyens tient compte des taux de réussite en première année..." Taux de 15 % en AES, de 29 % en sociologie, mais de 44 % toutes filières confondues, une fois dilué le problème des faux étudiants. Ce qui place tout de même Perpignan à une très honorable 9e place des universités.
Meanwhile, the professors cope as best they can:
Les étudiants sont censés demeurer dans l'amphithéâtre un tiers du temps de l'épreuve, afin de permettre aux retardataires d'arriver. Mais les enseignants peinent à canaliser ces jeunes venus sans stylo qui trépignent, s'interpellent, sortent les téléphones portables, en attendant de s'échapper."Cette fois-ci, la salle était tellement bruyante que j'ai menacé de les exclure de l'examen et de les compter absents", témoigne Aude Harlé. Dissuasif. Cette absence vaut suppression de bourse. La sociologue organise désormais l'amphithéâtre de façon à épargner les étudiants qui entendent composer, incitant "ceux qui souhaitent partir vite" à se regrouper du côté droit qu'elle évacuera ensuite, rangée par rangée.
And the students?
La sortante suivante, pressée, court sur talons compensés. "J'ai rendez-vous chez le coiffeur, au Leclerc de je sais plus où." Puis viennent deux blondes qui préparent le concours d'infirmière. "La prépa coûte cher..."Assises en rang d'oignon, Sarah, Fara, Sabrina, Samia et quelques autres, moitié apprêtées comme des starlettes de téléréalité, moitié voilées, n'ont pas davantage passé l'examen. Elles redoublent la première année de sociologie ("C'est pas intéressant, ça mène à rien.") après un bac professionnel secrétariat et une admission refusée en BTS, travaillant de-ci de-là "au KFC" ou dans le ménage. 
And of course there is an ethnic-racial-religious undertone:
D'autant qu'à Perpignan, où les plus défavorisés sont souvent enfants de l'immigration maghrébine, le Front national fait recette... "Dans les examens, on commence à percevoir des regards de classe, de rancoeur, entre les jeunes de milieu très populaire et ceux des classes moyennes ou populaires stabilisées. A l'université, lieu de mixité, on entend désormais des propos porteurs de racisme", s'inquiète Eliane Le Dantec, maître de conférences en sociologie. "Ceux-là, ils sont là pour profiter. Ils ne cherchent même pas de travail", nous ont glissé plus tôt deux jeunes filles, devant la porte ouverte de l'amphithéâtre, en désignant quelques garçons d'origine maghrébine installés sur la droite. 
One might almost suspect such an appalling portrait of being a caricature, a fantastic product of the anti-immigrant imagination. But here it is in Le Monde. I assume there is some truth in the story. Perhaps readers sur place can confirm or deny.