Friday, June 21, 2013

The Never-Ending Crisis of French Universities

It's baaaaaaaaaack. Of course, it never really went away. "The French university is in crisis" is more or less the French equivalent of "the boy who cried wolf." Except there really is a wolf at the door, and has been since the university was "massified" in the wake of May '68. Concurrent reports indicate that many universities have become holding pens for students who would rather be elsewhere: recipients of a bac pro waiting for a spot where they can earn a BTS; young people who would rather collect a modest bourse than join the unemployment lines; students unprepared for higher education who flail about for two years before joining the 50 percent of washouts (90 percent among the bac pro group--yes, 90 percent! Eine schande, as my grandmother would have said).

A report by François Vatin and Antoine Vernet paints the portrait in more sober language:
La crise de l’Université française est aujourd’hui patente pour toutes les parties concernées : les pouvoirs publics qui dénoncent les dysfonctionnements de l’institution, les étudiants et leur famille qui fuient l’Université pour des formations concurrentes, les enseignantschercheurs eux-mêmes qui, après un long mutisme sur leurs conditions professionnelles, manifestent de plus en plus clairement leur insatisfaction sur l’évolution de leur institution. Les réformes lancées par les pouvoirs publics (réorganisation des cursus conformément aux accords de Bologne ou « LMD », autonomisation des établissements ou « loi LRU », redéfinition des statuts des personnels enseignants) se proposent de résoudre cette crise. Quelle que soit l’idée que l’on se fait de leur capacité à la résoudre à long terme – j’y reviendrai en conclusion –, ces réformes en cours ou en projet ne peuvent, à court terme, qu’amplifier cette crise, tant parce qu’elles constituent une preuve de son existence (on réforme parce qu’il y a un problème à résoudre) que parce qu’elles suscitent des réactions négatives de la communauté universitaire, qui peut être amenée à rejeter dans une même condamnation la maladie et les remèdes qu’on lui propose, considérant, à tort ou à raison, que de tels remèdes ne peuvent qu’empirer le mal.

The social sciences are particularly afflicted. Higher ed minister Geneviève Fioraso offers this oblique defense:
On a besoin des SHS mais les employeurs vous le disent, c’est ça le pire. Ils nous disent à côté des écoles d’ingénieurs, des écoles de commerce, on a besoin de ces compétences, de cette créativité mise en perspective, de sens critique, dialogue, décryptage des différents milieux. Pour vendre, je m’excuse de dire cela, il faut connaître les usages ! Pour concevoir un produit il faut être sensible aux usages, sensible aux évolutions, aux tendances.
She has famously legalized the teaching of courses in English. This is a good idea, but she defends it not on the grounds that French students need to acquire competence in the language of Shakespeare but rather that French universities need to attract foreign students:

Ses propos sur Proust, pour justifier des cursus en anglais à la fac,« si nous n’autorisons pas les cours en anglais, nous n’attirerons pas les étudiants de pays émergents comme la Corée du Sud et l’Inde. Et nous nous retrouverons à cinq à discuter de Proust autour d’une table », n’ont pas rassuré ceux qui attendaient de l’arrivée de la gauche aux affaires un changement de perspective après l’ironie sarkozyste sur La Princesse de Clèves.
As I predicted before the election, the Socialists have swallowed the Pécresse reform more or less wholesale and are proceeding on the assumption that it will work as advertised. It may, but in the meantime turbulence and deterioration are everywhere. Vatin and Vernet put their finger on the core problem:

Soyons clair, l’Université ne peut résister dans un contexte de concurrence croissante où toutes les formations ont le droit, sauf elle, de sélectionner leur public à l’entrée. La conséquence évidente d’une telle concurrence déloyale est que l’Université se trouve chargée d’absorber, bien ou mal, la population qui n’a pas trouvé de place ailleurs. Le fait que les formations concurrentes soient, pour une large part, privées et payantes, ajoute à cette dégradation annoncée de l’enseignement supérieur public un effet d’injustice sociale. Ceux qui, en effet, n’auront pas pu accéder, non pour des raisons de compétences académiques mais pour des raisons financières, à des formations supérieures privées se verront en effet imposé le discrédit attaché à leur formation universitaire.