Saturday, December 28, 2013

"Vous" Is Back

"Je dis 'vous' à ma mère, je dis 'vous' à mon père." That line, spoken by the marquis de La Chesnaye in Renoir's La règle du jeu, has always stayed with me. And I have a couple of colleagues at Harvard who have known each other for 50 years but still vouvoyer. So I was amused to read in Rue89 that le vouvoiement is making a comeback among young couples, who find it more "respectful," slightly "aristocratic," and even "erotic":
La psychosociologue Dominique Picard, auteure de « Politesse, savoir-vivre et relations sociales » (éditions Que sais je ? , 2010), assure que « Le phénomène se développe » :

« Cela relève d’une volonté de retrouver des valeurs de respect que l’on pense perdues et d’une identification à une certaine classe sociale – l’aristocratie – qui aurait maintenu ces valeurs. Cela peut être aussi une volonté de repousser l’usage du “tu” à outrance vécu par certains comme une intrusion violente dans leur vie. Enfin, l’usage du “vous” peut passer par une volonté de se démarquer des autres et de singulariser sa relation. »
Dans les faits, le « vous » peut être un garde-fou. Ses adeptes assurent qu’il limite l’usage de mots vulgaires et les attitudes blessantes :

« Avec le “tu”, il y a l’idée que l’autre nous appartient, que l’on est naturels et donc plus amoureux, mais rien n’est plus faux. On n’aime pas 24 heures sur 24. Il y a de la violence dans une relation amoureuse. Afin de la canaliser, certains couples, souvent jeunes, utilisent le vouvoiement. »