Monday, June 23, 2014

The Declining Image of L'Instituteur

François Dubet thinks that the difficulty in recruiting teachers has become severe owing to a sharp decline in the image of the teaching profession:

Il y en a deux. D’une part, un problème d’image. L’image, c’est celle d’un métier difficile. Celle d’un enseignant qui souffre, face à des élèves qui ne veulent pas apprendre, à des parents d’élèves qui l’enquiquinent, à une administration qui lui gâche la vie...
Le discours que produisent les enseignants sur eux-mêmes est celui de la plainte. Autrefois, c’était un discours sur la grandeur de la profession, le plaisir d’enseigner, de faire la classe... Il y avait une mise en scène positive, une représentation du métier qui pouvait donner envie de l’exercer.
Aujourd’hui, quand les enseignants parlent d’eux-mêmes collectivement, c’est pour dire  : « Nous souffrons, nous ne sommes pas reconnus, nous sommes méprisés, nous avons un métier de chien, c’est extrêmement difficile, nous sommes soumis à la violence »... L’image qui s’est répandue, c’est que tous exercent dans des collèges de ZEP violents, ce qui est rarement le cas.
L’image de l’école elle-même s’est renversée  : l’école qui intégrait la société, qui fabriquait des citoyens, qui les préparait à vivre quelque chose de commun a laissé place à l’image de la machine à diviser, à trier, à créer des inégalités. Les sociologues ne sont pas pour rien dans cette image, mais elle a peu à peu été intériorisée par les Français.
L’école, c’est « l’endroit où mon gamin risque de se faire jeter » et dans certains quartiers, c’est carrément « la machine faite pour nous exclure ». A cela s’ajoute une perte de confiance dans la culture scolaire. Cette dernière n’est plus perçue que comme un moyen de sélectionner  : la « vraie culture » est ailleurs...
Dans les médias, vous ne trouvez plus beaucoup d’image positive des enseignants, à part ce vieux feuilleton, L’Instit, qui présente un enseignant idéal, positif, qui a des relations formidables avec les gamins et roule à moto...

2 comments:

Anonymous said...

I agree with Dubet on the fact it's not the salary but rather the real difficulties on the job (French students are often quite aggressive toward their teachers and their behavior is different from American students' in my limited observation), plus lack of training (they were sent straight from the lecture hall to the classroom with zero experience, classroom management skills, pedagogical theories or whatnot!) But I think the new teachers being sent anywhere in the country without having a say in where they'll work, even if they're an established couple, is the deal breaker. And let's face it, most graduate students are in an established couple, whereas many "licence" students may not be... Who would like to live apart from a loved one - sometimes even children- for 5 or 10 years?
The fact French teachers are paid less than police officers is just the cherry on the cake. :)

Alex Price said...

I don’t know much about teaching conditions in France. Anonymous points to what certainly sound like legitimate problems. But those particular problems don’t exist in the US, and yet I wouldn’t say that teaching has a very good image in this country either. So I think more fundamental factors are to blame, and only quite radical reforms will counter them. I’m thinking of what they apparently did in Finland, which was to significantly raise the entrance requirements for teaching colleges as well as teachers’ salaries.