Monday, January 13, 2014

Christopher Caldwell on Free Speech in France

The conservative columnist Christopher Caldwell has an excellent op-ed on the perversity of French restrictions on free speech in the Financial Times. Unfortunately, I can't quote from it, because the Financial Times imposes its own restrictions on the free use of copyrighted material. But you can read it here if you have a subscription to the FT.

Jack Lang: The Misuse of the Concept of "Human Dignity" to Enforce a New "Moral Order" and Suppress Speech

Jack Lang expresses well my misgivings about the recent decision of the Conseil d'État in the Dieudonné affair:

Pour vous, l'ordre public n'était donc pas menacé par le spectacle de Dieudonné ?
Honnêtement, je ne le crois pas. Aucun élément sérieux ne donnait à penser que la menace était irrésistible. Le Conseil d'Etat aurait donc dû, sur ce point, donner raison au tribunal administratif de Nantes.
Plus grave encore, en évoquant l'atteinte à la dignité humaine, il a fragilisé sa décision en mettant en balance la liberté d'expression avec un autre principe, le respect de la dignité de la personne humaine, qui peut faire penser que, désormais, un ordre public moral s'ajoute à l'ordre public matériel.
Pourquoi employez-vous le mot « fragiliser » ?
L'atteinte à l'ordre public, c'est quelque chose de matériel, on est sur un terrain balisé. L'atteinte à la dignité humaine, c'est une notion beaucoup plus floue : on navigue ici dans des eaux plus incertaines où s'entremêlent des considérations philosophiques et politiques beaucoup plus que juridiques.
Que vient faire dans le raisonnement, par exemple, la notion de « cohésion nationale » ? Le Conseil d'Etat nous a habitués à une langue plus rigoureuse, à des concepts plus limpides, à des démonstrations moins alambiquées.

The concept of "respect for human dignity" is too elastic to use as a justification for the suppression of free speech. It could easily have been invoked to justify a ban on publication of caricatures of Mohammed. Freedom of speech, even offensive speech, is a fundamental principle of a liberal society. One should be wary of creating new "rights" that can serve as trumps to defeat old ones.

Melle?

In Le Monde this morning I read this:
François Hollande, d'après l'Elysée, n'a jamais eu connaissance des liens entre la locataire de l'appartement, MelleHauck, et certaines personnes réputées proches du banditisme corse. Ainsi, fait observer l'entourage de M.Hollande, le nom de Ferraci n'apparaît pas sur l'interphone de l'appartement. Le président n'avait connaissance que de l'identité de la locataire du logement, MelleHauck, amie de longue date de Julie Gayet.
Now, what interests me here is not the alleged but probably fortuitous link between the president of the Republic and the Corsican Mafia. Nothing any longer surprises me about the recklessness of the French elite. What interests me is rather the abbreviation Melle. When did Mlle go out of favor? I must have missed this momentous change in French nomenclature. Could someone please enlighten me?