Friday, January 31, 2014

The Visible Minorities and the Extreme Right

Médiapart has a fascinating story about Farida Belghoul, une transfuge from the Left to the Extreme Right. In 1983, she was one of the organizers of the Marche des Beurs, but in recent years she has become an ally of Alain Soral and Dieudonné:
Toute la presse tente de percer l’énigme de cette figure oubliée de la mal nommée Marche des beurs de 1983, militante des droits des immigrés, passée avec armes et bagages à l’extrême droite. Mais la dame qui a longtemps hurlé sa rage dans le désert ne répond plus aux médias, « tous vendus ».
Sur Internet, Farida Belghoul est en revanche des plus prolixes. Aux côtés de l’essayiste antisémite Alain Soral, compagnon de route de Dieudonné, elle a appris l’impact déflagratoire de ces vidéos vite montées, vite postées et diffusées sous le label « télé libre » – entendre indépendante des médias « dominants et menteurs ». Depuis plusieurs mois, elle y déverse sa bile sur ses sujets fétiches : la faillite de l’éducation nationale, le parti socialiste « allié aux homosexuels » ou les complots des étudiants juifs de France derrière SOS Racisme. L’extrême droite lui a offert une tribune inespérée. Elle y a pris goût. Comme une renaissance pour cette fille d’immigrés algériens, venue de l’extrême gauche, qui n’a jamais digéré la récupération socialiste de Convergence 1984, la deuxième marche pour l’égalité et contre le racisme, un an après celle de 1983.
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À écouter ses élucubrations sur le rôle des étudiants juifs de France, responsables selon elle d’avoir importé le rap en banlieue « dans une opération de destruction de la jeunesse » ou sa folklorique promotion d’une « année de la robe » sur Radio Courtoisie, « puisque la théorie du genre veut de manière définitive nous faire porter le pantalon ! », aucun doute n’est permis. Celle qui fut la porte-drapeau de la Marche pour l’égalité en 1983, étudiante communiste, est aujourd’hui totalement en phase avec sa nouvelle famille. Dans la nébuleuse d’extrême droite, qui a toujours prisé les transfuges, on jubile. Il faut voir avec quelle gourmandise Alain Soral, dont le mouvement Égalité et réconciliation a été créé pour jeter des ponts entre l’extrême droite et les Français issus de l’immigration, présente sa prise de guerre, bien conscient de la prouesse d’avoir rallié cette militante de l’égalité des années 80 dans une alliance contre nature.
The article suggests that the Left, and in particular the Socialist Party, failed to avail itself of the opportunity to integrate minority militants in the 1980s and 1990s, creating resentments that have now erupted in a movement of protest that has joined hands with elements of the extreme right. A worrisome development.

German reform

It's interesting to note that Germany, where Angela Merkel and the Right won a smashing re-election victory but not quite enough to rule without a Grand Coalition, is the one country that has managed a reform that might actually offer a bit of relief to its neighbors--but only a bit:
But not all is bad. If you look at the domestic agenda of the new government, it becomes clear that there will be some significant help towards the rebalancing of the Eurozone. It is, however, yet another sign of the systematic misunderstanding of the Eurozone crisis that the positive European impact of these domestic polices are largely left unmentioned. It is therefore worth pointing this out.
The introduction of Germany’s first statutory minimum wage of 8.50 Euro per hour is likely to have a significant macroeconomic impact and help address Germany’s chronic shortage of domestic demand. According to statistics published by DIE ZEIT, the introduction of the minimum wage will result in a pay rise for almost 7 million German workers. This means 32.2% of workers in former Eastern Germany and 18.0% in the former West will see a pay rise as a result of this policy.
The lesson: policy is not simply a matter of political will; there are real economic constraints. Germany's relative economic success weakens the constraints, while the advent of a new coalition pushed the "political will" component slightly to the left. This is not nearly the stimulus Europe needs, but it should help a little.