Thursday, May 29, 2014

An Optimistic Note from Olivier Roy

Here:

Vous n'êtes donc pas inquiet pour l'avenir ?
Non, les Français sont des pleurnichards. Le modèle français d'intégration fonctionne bien mieux que celui de l'Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède ou du Royaume-Uni, mais c'est vrai qu'il est plus conflictuel. La société est beaucoup plus mélangée, plus mixte. La France possède une législation plus favorable à l'intégration et un modèle républicain qui séduit les nouvelles classes montantes. Dans les autres pays, la situation est plus compliquée encore : l'Allemagne est confrontée à une crise démographique importante et les Pays-Bas ont un faible taux de mariages mixtes. Aujourd'hui, nous ne sommes plus dans des structures d'immigration mais dans des structures de circulation, en tout cas dans l'espace méditerranéen.

Roy also has an interesting observation regarding the Socialists' treatment of Muslim elites:

Ces élites musulmanes se détournent donc de la gauche ?
Ces nouvelles élites sont souvent opportunistes, elles veulent devenir des notables républicains. Beaucoup sont entrés en politique au PS, ils ont servi pour coller les affiches, mais quand ils ont demandé des positions éligibles, on leur a répondu que le PS était contre le confessionnalisme, en brandissant l'argument d'une prétendue crispation identitaire. Ils ont l'impression de s'être fait avoir, d'avoir adopté la démarche républicaine et de se faire renvoyer à la tête qu'ils sont communautaristes. Beaucoup sont passés à droite.

What Causes Europhobia?

Alain Frachon sees a parallel between Europhobic parties in Europe and the Tea Party in the US:
Chez tous ceux que la globalisation malmène, on retrouve le même cocktail de colère et de peurs : sentiment de déclin, de déclassement ; rage devant la montée des inégalités et l'impuissance de l'Etat.
Mais le mélange n'aurait pas pris sans un ingrédient essentiel : la nostalgie. Elle est le carburant qui a propulsé le Tea Party hier, et alimente aujourd'hui le FN. Une formidable nostalgie pour l'époque révolue des « trente glorieuses ». Le Tea Party pleure l'Amérique telle que la peignait Norman Rockwell, celle des années 1950 ; le FN veut ramener la France à l'ère prémondialisation. C'est un sentiment qui ne manque pas de charme, la nostalgie. En politique, il est mortel.

Kevin O'Rourke on the Euro

Sobering thoughts from O'Rourke:
Europe is now defined by the constraints it imposes on governments, not by the possibilities it affords them to improve the lives of their people. This is politically unsustainable. There are two solutions: jump forward to a federal political Europe, on whose stage left and right can compete on equal terms, or return to a European Union without a single currency and let individual countries decide for themselves. The latter option will require capital controls, default in several countries, measures to deal with the ensuing financial crisis, and agreement about how to deal with legacy debt and legacy contracts.
The demise of the euro would be a major crisis, no doubt about it. We shouldn’t wish for it. But if a crisis is inevitable then it is best to get on with it, while centrists and Europhiles are still in charge. Whichever way we jump, we have to do so democratically, and there is no sense in waiting forever. If the euro is eventually abandoned, my prediction is that historians 50 years from now will wonder how it ever came to be introduced in the first place.