Saturday, July 12, 2014

Is the UMP About to Explode?

According to Le Monde, one-third of UMP sympathizers think the party should dissolve. The "war of the chiefs," the Bygmalion scandal, the €74 million debt, the revelations of nepotism and high-living among insiders, the Sarkozy scandals and their repercussions -- it's all been too much for M. et Mme Dupont. Various former dignitaries have been hurling brickbats at one another. Rachida Dati says it's not her fault if François Fillon felt humiliated by her man Sarkozy for 7 years. Fillon's people are busy leaking evidence of Jean-François Copé's mismanagement of the party, his (and Dati's) cell phone bills, and the thousands spent on travel and salary for Copé's wife to serve as his "special assistant." It's no wonder the UMP was so desperate to win the 2012 election: it was the only the way to keep the lid on this bacchanalia, which is awaiting the poet capable of rendering it in a latter-day Satyricon.

Eavesdroppers Everywhere

It wasn't only the cops who were listening in on Sarkozy. His trusted adviser Patrick Buisson was also recording his conversations nonstop. Buisson apparently never turned off the recorder he carried inside his vest pocket. Now, one of the recordings has leaked to Le Monde, which has published the planning session for the speech Sarkozy gave in 2011 on the Arab spring and the sacking of two of his ministers, Aliot-Marie and Hortefeux.

The discussion takes place, appropriately enough, in the hunting lodge at Versailles, La Lanterne. The contents reveal that Buisson rather subtly manipulated Sarkozy into portraying the Arab spring as a threat to Europe because of "the Muslim hordes" it was supposedly going to send fleeing to the northern shore of the Mediterranean. The discussion is worth reading in its entirety, and not least for Buisson's expression of distaste for Carla Bruni:

La réunion s'achève après une heure et demie de discussions et tergiversations. Patrick Buisson rentre à Paris avec "Jean-Mi".
"C'est dur, lâche-t-il, une fois le portail de la Lanterne derrière eux.
– De quoi ? De venir ici ?
— Non, la présence de… Carla, en référence à ses sorties intempestives pendant leur réunion.
Buisson also tries half-heartedly to derail the nomination of Alain Juppé as foreign minister, knowing that Sarkozy won't go for it:
Alain Juppé sera parfait en ministre des affaires étrangères. "Je trouve que ça fait professionnel. Je ne dis pas que c'est extraordinaire, concède le chef de l'Etat. C'est un type solide, carré, courageux pour un certain nombre de raisons personnelles dans lesquelles je ne veux pas rentrer." Patrick Buisson émet une réserve sur le "poids politique considérable" donné à un homme "synonyme de la plus grande catastrophe électorale de la droite en 1997" et mû par "un certain autisme à l'égard de ce que sont les électeurs populaires en France".
You have to love that "certain autism when it comes to ordinary voters in France" and the reminder that Juppé, the arrogant énarque, led the party to a crushing defeat in 1997. Henri Guaino recently emitted a similar opinion about Juppé's arrogance and alleged failure to have learned anything from "life's trials." Clearly, a part of the UMP is worried that Juppé is going to be the fallback candidate if Sarkozy is sidelined for 2017, and the old hatred of him is coming to the surface.

The Smoking Gun

Le Monde has obtained the recordings of the Herzog-Sarkozy conversations on the "Bismuth" telephone:
Le 5 février, les deux hommes évoquent M. Azibert. « Il m'a parlé d'un truc sur Monaco, parce qu'il voudrait être nommé au tour extérieur », commence Me Herzog. « Je l'aiderai », répond M. Sarkozy, qui lâche cette phrase à propos du magistrat : « Moi, je le fais monter. »
« Ben oui, reprend Me Herzog, parce qu'il va y avoir un poste qui se libère au Conseil d'Etat monégasque et... euh... il était bien placé. Mais, simplement, il me dit... euh... j'ose pas demander. Peut-être qu'il faudra que j'aie un coup de pouce. Ben je lui ai dit : tu rigoles avec ce que tu fais… » « Non, ben t'inquiète pas, dis-lui, coupe M. Sarkozy. Appelle-le aujourd'hui en disant que je m'en occuperai parce que moi je vais à Monaco et je verrai le prince. »
This would appear to constitute a "smoking gun" on the bribery charge, unless, of course, the lawyers manage to get the wiretap evidence ruled inadmissible, in which case the prosecution would collapse. But there's more. Sarkozy and Herzog had a subsequent conversation on their official line in which the ex-president says he changed his mind and would not speak to the Prince of Monaco in Azibert's favor. But he knew that this line was under surveillance, the investigators believe, so they think this denial was deliberately planted. What's more, Sarkozy and Herzog then have the same conversation on the secret line a few minutes later. The investigators think that the existence of the tap on the secret line had been leaked, leading to a panicky attempt to cover up the whole plot.

Pour les policiers de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), cette discussion est suspecte. C'est en effet la première fois que les deux hommes font référence à M. Azibert sur leurs lignes officielles. Encore plus surprenant, quelques minutes plus tard, M. Sarkozy rappelle son avocat, cette fois sur la ligne Bismuth, pour lui dire… la même chose.
« Bon bah, j'espère que tu ne m'en veux pas, hein ?, lui demande-t-il. Ça ne me pose pas de problème en soi, mais, si tu veux, je ne l'ai pas senti d'en parler, j'ai pas envie. » « Bah oui, mais quand on sent pas quelque chose… », renchérit Thierry Herzog. « Après, moi, j'aime beaucoup le prince, reprend M. Sarkozy, après, s'il y a un problème, c'est moi qui serai responsable, parce qu'on leur aura conseillé de prendre quelqu'un qui ne ferait pas l'affaire. »
Ces deux communications successives suscitent deux interrogations : pourquoi M. Sarkozy prend-il subitement le risque d'évoquer le cas Azibert sur son téléphone officiel ? Et pourquoi rappeler son conseil sur l'autre numéro pour dire exactement la même chose ?
Pour les enquêteurs, la réponse est simple : ils pensent avoir établi que MM. Sarkozy et Herzog ont bénéficié au cours de la journée du 25 février d'une indiscrétion leur ayant permis d'apprendre que leurs portables « secrets » étaient aussi sous surveillance. Sachant leur stratagème téléphonique découvert, et surtout le contenu de leurs précédentes conversations dévoilé, les deux hommes auraient donc adapté leur discours. Et, éventuellement, leurs actes, à savoir que M. Sarkozy aurait renoncé in extremis à intervenir.

Astounding.