Thursday, May 14, 2015

Une certaine idée de la République

Nicolas Sarkozy has chosen a new name for his party: Les Républicains. He has also chosen a new idea of the Republic, quite different from the one he championed 10 years ago. That, at least, is the point of this sharply worded article in Le Monde. Ten years ago, Sarko was all for diversity, multiculturalism, openness, and toleration à l'Américaine. Remember Sarko l'Américain? Now he is as franchouillard as can be. Gone is the Sarko who thought that the republican schoolteacher needed to have a priest at his side to inculcate moral values. Gone is the Sarko who stood at the Pope's side (texting, to be sure, on his cell phone).
Car c’est une tout autre République que défendait avec la même force de conviction, il y a une dizaine d’années, celui qui était alors ministre de l’intérieur. Une République autrement plus ouverte ; si ouverte à tous vents – et en particulier à ceux soufflant d’outre-Atlantique – que l’on pouvait craindre pour ses piliers. Pour apparaître comme un homme neuf et s’imposer dans son camp, face aux chiraquiens, le futur candidat à l’élection présidentielle n’avait alors qu’un mot à la bouche, la « rupture ». Pour mieux installer cette idée, M. Sarkozy avait fait mine de s’attaquer à l’essentiel : notre « modèle républicain ».
Ode à la diversité, valorisation des religions en général et de l’islam en particulier, remise en cause de la loi de 1905, ouverture vers les statistiques ethniques et la discrimination positive, jusqu’à prôner la nomination d’un « préfet musulman »… M. Sarkozy n’y était pas allé de main morte. Laissant libre cours à sa fascination pour les Etats-Unis, le ministre de l’intérieur répondait aussi à sa préoccupation du moment, la mise en place du Conseil français du culte musulman (CFCM).
The new Sarko is a staunch defender of the Law of 1905, of separation of church and state, and of the sacrosanct republican school in which the Revolution remains a bloc, the colonies were civilized for their own good with nary a dissenting word, and good little boys and girls studied Latin and Greek because France had inherited the mantle of empire from Rome.