Thursday, June 18, 2015

Consensus in Favor of a Gloomy Status Quo

A brilliant analysis of the functional dysfunctionality of the French labor market by Olivier Galland (h/t Jane Jenson):

Le compromis générationnel dont on vient de décrire les contours induit une préférence pour le statu quo. En effet, le pessimisme sur la société et la défiance à l’égard des politiques sont tels que ces arrangements informels paraissent aux jeunes préférables aux réformes. Ils doutent qu’elles puissent améliorer le sort commun et n’en retiennent que le risque potentiel qu’elles comportent d’amoindrir leurs chances personnelles. La défiance engendre l’individualisme.
Par exemple, l’idée de réduire le clivage entre CDD et CDI, sur laquelle s’accordent beaucoup d’économistes et qui a été à la base de la réforme du marché du travail menée en Italie par Mateo Renzi, peine à s’imposer en France. Un récent sondage le montre bien (Observatoire politique du CSA pour Les Echos et l’institut Montaigne, 2-3 juin 2015). Les mesures qui touchent au CDI n’emportent pas l’adhésion d’une majorité de Français, alors que celles qui visent à étendre l’emploi des CDD sont très largement approuvées. Au fond, les Français préfèrent donc pérenniser et même renforcer le principe clivant du marché de travail que nous connaissons actuellement.

2 comments:

Anonymous said...

Mr. Goldhammer, please do a post to get out the word concerning the anti-"Arab" flap concerning the singing of John Lennon's "Imagine" in Arabic and four other langauges at an elementary school. The "small town mentality" (cf. R. Konstantinovic) in all its ugliness.

C. Jon Delogu
Pr, U. Lyon 3
author, Tocqueville and Democracy in the Internet Age

DavidinParis said...

In the field of academics here in France, the rules regarding a CDD are nothing short of disastrous for young people. The time spend obtained a PhD (3-4 years) are sometimes and sometimes not applied to the total time spent in the public as a CDD. Then comes a postdoc, which is at many universities limited to 3 years. Elsewhere in the world, this can be as long as 7 years. Now you might thing that 10 years is enough to be precaire. But it is not. At least, it is not if only 4 or 5 CDIs are offered by France each year. Thanks to this short sighted (perhaps well intentioned) notion of precarité, thousands of young and talented French scholars are leaving France to seek their future elsewhere. This would be fine if thousands of scholars were coming to France in return...but alas, with this absurdity in place, France is low on their list of destinations.