Tuesday, April 14, 2015

Ethnography of a Strange Tribe: L'Elite parisienne politico-intellectuelle

Richard Descoings, the late director of Sciences Po, went out in style. Raphaëlle Bacqué of Le Monde is about to publish a book about him. The excerpt in today's paper is not to be missed. It seems that Pope Francis is not the only Catholic to have adopted a somewhat flexible line on the gay question:

Ce fut pourtant une sorte d’étrangeté de voir arriver ce cercueil au milieu des calices d’or et des cierges, entourés des étudiants catholiques de l’école venus servir la dernière messe de leur directeur. Quelques jours auparavant, le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, et Nadia Marik, la femme de Descoings, avaient annoncé sa mort ensemble, sur les faire-part publiés dans la presse. Même le Père Matthieu Rougé ne parut pas s’en formaliser. Le prêtre et confesseur des députés de la paroisse Sainte-Clotilde, à deux pas de l’Assemblée nationale, avait été appelé à la rescousse pour cette étonnante célébration. Comme les amis qui se succédèrent en un dernier hommage, il débuta son sermon en saluant pareillement l’épouse et l’ancien compagnon : « Chère Nadia, cher Guillaume »…
Descoings, it appears, anticipated his own death in a rather strange note:

Le matin même de son départ pour New York, trois jours avant sa mort, Richard Descoings envoya un message, comme une prémonition ironique, à ses collaborateurs : « Si l’on s’écrase, la messe aura lieu à Saint-Sulpice : Mozart à tue-tête, Plug n’Play au premier rang. Pas d’argent pour le cancer, tout pour les fleurs. »
And just in case the Plug n'Play reference is lost on you, as it was on me, Bacqué explains:
La cérémonie grandiose que fut son enterrement ne respecta qu’à moitié ses directives. Les funérailles eurent bien lieu, le 11 avril 2012, à l’église Saint-Sulpice, au cœur de Paris, mais l’association Plug n’Play des « gays, lesbiennes, bis, trans, queer de Sciences Po » fut discrètement renvoyée sur les bords de la nef. A sa place, au premier rang, de l’autre côté des bancs réservés à la famille et aux amis accablés par le chagrin, s’installa le plus complet assortiment de la nomenklatura française.

The Dangerous Le Pen?


So, Der Alte is on the way out, and now we can relax, right? With him have gone the FN Old Guard, the ex-paras, the streetfighters of the extreme-right groupuscules, and the unreconstructed colons of a bygone era. Only the sleek new énarquisé gay-friendly FN remains. But now comes an interesting analysis by Olivier Picard of the "Marion" effect. And what if the really dangerous FN leader were not Jean-Marie or Marine but the smiling petite representative of the next generation, Marion Maréchal, who added Le Pen to her name when she went into the family business?

Jeune, blonde, mince, plutôt souriante avec une légère coquetterie dans l’œil qui la rendrait, au premier regard, presque sympathique, et une voix tranquille, autrement plus agréable à l’oreille que les intonations rauques de sa tante Marine : la jeune élue donne chair à elle seule à la dédiabolisation frontiste.
Avec un pouvoir amnésique : une seule image fait oublier le cauchemar des éructations xénophobes et des haines revanchardes de ses admirateurs et amis. 2 minutes et 30 secondes face caméra écrasent le "détail" de l’histoire, la glorification de l’œuvre de Pétain et la brutalité d’un "grand-père" promoteur de la gégène.
Produit marketing équipé d’un sens politique affûté, cette jeune femme avenante est un piège à journalistes. Ils semblent hypnotisés, voire tétanisés, par ce personnage inattendu qui les surprend, et qui les charme, même s’ils ne l’avoueront jamais.
Ah, ce mélange de danger et de séduction, il est tellement corrupteur.
And of course it is Mme Maréchal-Le Pen who will now head the ticket in PACA, the position her grandfather has just so ingraciously vacated.