Wednesday, April 15, 2015

New Study of FN

Alexandre Dézé and the Fondation Jean Jaurès have just published a new study of the FN which makes a number of important points. I have been asking myself lately if the intense media attention to the FN has not tended to minimize the obstacles to its further expansion and to exaggerate the threat of its imminent assumption of power. The new study tackles this point head on:

Is the FN "the first party in France." No.

Sans nier les très bons résultats électoraux du FN, l'étude observe qu'aux dernières municipales, son score n'a atteint que 4,7% des suffrages, comme en 1995; que, dans les 415 villes de plus de 10 000 habitants où il présentait des listes, le FN a recueilli un résultat légèrement inférieur en voix à celui de Marine Le Pen à l'élection présidentielle de 2012; que les conseillers municipaux "ne représentent que 0,2% de l'ensemble des conseillers municipaux en France". Par ailleurs, le FN ne dispose que de 118 conseillers régionaux sur 4108 (jusqu'aux prochaines régionales en tous les cas), de deux députés sur 577, de deux sénateurs sur 348 et se situe derrière l'UMP et le PS en nombre d'adhérents. Selon Alexandre Dézé, il se situait en novembre 2014 à 42 130 personnes (22 329 militants ayant participé à la réélection de Marine Le Pen avec un taux de participation donné à 53%).

Is it at the "gates of power"? No.

Selon le chercheur, "le FN ne bénéficie ni de l'implantation ni du réseau d'élus ni même du nombre de cadres suffisants pour prétendre à l'exercice du pouvoir au niveau national". Autre souci majeur: le parti n'est toujours pas une machine de second tour, comme les départementales l'ont encore démontré récemment. La faute à son incapacité à sceller les alliances nécessaires avec d'autres formations pour parvenir à s'imposer. Autant de freins reconnus lundi par Jean-Marie Le Pen lui-même. "Au Front national, prévient-il, un certain nombre de gens déclarent qu'ils sont aux portes du pouvoir. C'est qu'ils ne savent pas ce qu'est le pouvoir, ni où il est. Nous ne sommes pas exactement aux portes du pouvoir parce qu'on a fait quatre, cinq ou même six millions de voix. Il faut en faire plus que ça."
It is instructive to compare the FN to the PCF of old. Although there are significant differences between the electoral bases of the two parties, there is also significant overlap. There were real limits to the electoral potential of the PCF, yet its presence on the scene shaped, not to say distorted, political debate for two generations. That is the real threat of the FN today. Its themes have become the focal point of debate, to the detriment of rational political discourse.  This won't be easy to change.