Tuesday, December 13, 2016

Fillon Waters His Wine

This was predictable: François Fillon has moderated the assault on health insurance that figured so prominently in his primary campaign.

Elu à la primaire sur un projet de « rupture radicale », M. Fillon a été contraint d’adoucir son discours pour tenter de ne pas effrayer les classes moyennes et populaires. « On ne tient pas le même discours aux électeurs de droite et à l’ensemble des Français », justifie son entourage, en ne voulant surtout pas entendre parler de « reculade ». « Il clarifie », explique un proche. « Il fait de la pédagogie », selon un autre.
"Pedagogy" is a euphemism for flip-flopping, but flip-flopping has a long pedigree in French presidential politicking, where the trick is to unify one's own party by throwing red meat to the base before tacking back to the center to pick up "the median voter," as political scientists like to say. Fillon seems to have wasted no time in adjusting his course and will likely pull off the maneuver without shedding too much support from the base, which has nowhere to go but far right, where Marine Le Pen offers no solace if what they are looking for is a reduction of medical benefits for the "undeserving." 

Le Monde describes the maneuver in these delicate terms:
Pas question d’accréditer l’idée que le candidat de la « vérité » et du « courage » se serait finalement résolu à affadir son « projet de redressement » à tonalité libérale et aux accents thatchériens assumés. Mais, entre la crainte de décevoir une partie de ses électeurs de la primaire, en quête d’une ardeur réformatrice à toute épreuve, et le risque de se mettre à dos une majorité de Français, le candidat a opté pour le moindre mal.