Monday, January 16, 2017

Piketty Defends Populism

No surprise, but Thomas Piketty favors Jean-Luc Mélenchon for president. His argument is devoted to separating the good populism (Mélenchon's) from the bad (Le Pen's). He passes rather quickly over Mélenchon's weak points, particularly in foreign policy:
en dépit d’une rhétorique clivante et d’un imaginaire géopolitique parfois inquiétant, Mélenchon conserve malgré tout une certaine inspiration internationaliste et progressiste.
This rather soft-pedals Mélenchon's conviction that Putin's annexation of Crimea and meddling in Ukraine are legitimate responses to "American imperialism," or his affection for the Cuban and Venezuelan regimes. Piketty retains the romanticism of a radical left international consisting of "Podemos, Syriza, Sanders ou Mélenchon." Above all he rejects the two candidates who, to his mind, appeal primarily to "the winners of globalization" with what he calls "interesting nuances": "Cathos vs. Bobos."

Ils prétendent incarner le cercle de la raison : quand la France aura regagné la confiance de l’Allemagne, de Bruxelles et des marchés, en libéralisant le marché du travail, en réduisant les dépenses et les déficits, en supprimant l’impôt sur la fortune et en augmentant la TVA, alors il sera bien temps de demander à nos partenaires de faire un geste sur l’austérité et la dette.
But then, having made his case, seemingly, for the radical left, he puts water in his wine:

Il est essentiel que cette primaire désigne un candidat qui s’engage dans une remise en cause profonde des règles européennes. ­Hamon et Montebourg semblent plus prêts de cette ligne-là que Valls ou Peillon, à condition toutefois qu’ils dépassent leurs postures sur le revenu universel et le « made in France », et qu’ils formulent enfin des propositions précises pour remplacer le traité budgétaire de 2012 (à peine évoqué lors du premier débat télévisé, peut-être parce qu’ils l’ont tous voté il y a cinq ans, mais c’est bien ce qui rend d’autant plus urgent de clarifier les choses en présentant une alternative détaillée). Tout n’est pas perdu, mais il y a urgence si on veut éviter de placer le FN en position de force.

In the end, like everyone else, Piketty recognizes that Mélenchon has no chance of winning, is disappointed with the Socialist field, and sees the realistic options as either the Catho, the Bobo, or the Facho.