Thursday, October 14, 2010

Juppé on Aubry's TV Appearance

Here:

En revanche, sur les retraites, quel flou, que d’approximations!
“La réforme des retraites est nécessaire”, affirme-t-elle. Bien . Mais laquelle? Mystère. Question assassine de Nicolas Beytout: ” Pour un jeune qui commence à travailler et à cotiser à 20 ans, l’âge de la retraite à taux plein viendra à 62 ans dans la réforme Sarkozy et à 61,5 ans dans la vôtre. La différence justifie-t-elle l’ébullition actuelle?” Martine Aubry ne conteste pas les chiffres … et reste coite.
Autre moment critique: la première secrétaire du parti socialiste annonce que ses amis, s’ils reviennent au pouvoir, prendront des mesures pour permettre aux seniors de rester plus longtemps dans le marché du travail. Bien. Mais alors pourquoi ne pas expliquer aux étudiants et aux lycéens que, contrairement à ce que clament leurs porte-parole dans les rues, ce n’est pas en empêchant les seniors de travailler plus longtemps qu’on donnera des emplois aux jeunes?
L’émission a bien mis en évidence la gêne du parti socialiste dont beaucoup de responsables (à commencer par DSK qui l’écrit dans les rapports du FMI)  sont convaincus de la nécessité de repousse l’âge légal à 62 ans … mais qui n’ose pas l’assumer.

He's right, alas.

5 comments:

Kirk said...

"La retraite a taux plein" was never at 62, it was at 65, so what exactly does he mean?

Leo said...

Kirk,
not true.
Today, "la retraite à taux plein" is at age 60 if you contributed for 164 quarters. That's what he means.

Kirk said...

Leo,

Got it. It's true that no one mentions that, because it doesn't seem to affect that many people.

brent said...

Juppé does us all a favor by peeling away the filmy layers of disingenuous rhetoric that separate the PS's social vision--Aubry's, DSK's. n'importe qui--from that of Sarkozy. So what is the point of the students' protest, if not the chaemera of retirement at 60? Perhaps they are saying no to a future of underemployment, givebacks of social 'acquisitions,' no to the slow steady immiseration that is the lot of the overripe capitalist economies in the 21st century? Perhaps when the students find their voice, it will be the voice of the anti-capitalist parties, demanding an altogether new economic order?

FrédéricLN said...

Juppé is right, indeed.

A penny is a penny, even in Euroland.

But many people in the street do not trust the president - and do not trust Ms Aubry or Mr Thibaut either. They do not trust anyone right now. So they act, they demonstrate, thinking that it cannot harm.

(Well, I think it can).